Wednesday, May 7, 2014
Thursday, December 30, 2010
CARNET DE VOYAGE A BABABE
Tu rentres à la maison après une longue journée de travail. Assis sur ton canapé devant ta télé, tu dégustes ton thé soigneusement préparé. Soudain, le parfum de la menthe réveille des pensées nostalgiques qui te font voyager jusqu'à looti-ma.
Tu vois défiler des images de ta chère patrie, de ton enfance, de toi. Ton amour pour ta terre natale grandi, tu veux l’aimer encore plus et la chérir. Tu veux la rendre belle, plus belle que toutes les autres terres sur terre. Tu veux travailler pour elle, pour qu’elle se développe, pour que ses fils soient heureux et tu te demandes. Tu te demandes que faire pour rendre tout ce qu’elle t’a donné. Tu cherches alors par quoi commencer.
Tiens, ce document est pour toi. Je pense qu’il t’aidera à identifier les besoins de ton Bababé et te permettra de développer d’élégants projets à son profit.
Alhousseynou Sall
Ottawa, Canada
Le 30 Décembre 2010
Cher(e)s Compatriotes, cher(e)s ami(es) de Bababé,
Je suis rentré de Mauritanie après un séjour de 37 jours, dont 4 semaines passées à Bababé. J’ai pu profiter de ce voyage pour me ressourcer auprès des miens, mais aussi pour constater les progrès accomplis en matière de santé et d’éducation au sein de notre communauté. Dans ce document, je me permets de faire une modeste évaluation des résultats des efforts accomplis par celles et ceux qui se battent depuis ces deux dernières années pour sortir Bababé de sous développement. J’insiste sur le fait que tout ce qui sera dit dans ce document, relève de ma libre appréciation de la situation et n’engage que ma personne.
CHAPITRE I : SANTE
Campagne de Sensibilisation:
Comme certains avait pu le constater, le volet sensibilisation a été amputé du programme de la Seconde Edition de la Caravane Médicale de Bababé (2010). Ceci était dû au fait que je n’avais pas pu me libérer de mon travail en Août dernier pour aller à Bababé participer au travail. Cependant, en accord avec mes collègues de l’APSCB (Association des Professionnels de Santé de la Commune Bababé) et de DEHA (Damaaw Education and Health Association)-(http://damaaw.org), il était convenu que j’organise une campagne de sensibilisation dès ma venue à Bababé. Chose promise, chose faite !
Nous avons alors organisé deux journées de sensibilisation à Bababé au cours desquelles nous avons parlé des pathologies qui sont « d’actualités » chez nous a savoir le VIH/SIDA, les hépatites virales, la malaria et l’hypertension. J’ai été assisté par mes collègues M. Samboye Dème et Mme Houleye Ba qui étaient venus à Bababé pour la fête de Tabaski. Le Dr. Ba Alhousseynou devait être présent à ces journées mais a été retenu à Nouadhibou par une urgence familiale. Je tiens à remercier au passage M. Oussou (le boutiquier) qui nous a gracieusement prêté son matériel de sonorisation et M. Choybou Wane, le Directeur de l’école I qui a mis à notre disposition des chaises de son école.
Mis à part quelques soucis techniques, je dois dire que la campagne a été un succès. J’ai tout de même constaté une baisse de notre auditoire (une centaine de personne seulement) comparativement aux précédentes journées de sensibilisation. J’ai appris par la suite que l’information sur la tenue des journées n’avait pas bien circulée. D’ailleurs, de nombreuses personnes qui ne sont pas présentées au rendez-vous ont manifesté leur mécontentement pour n’avoir pas été informées. Nous avons eu la maladresse d’organiser la campagne deux et trois jours seulement près la fête de tabaski, une date qui ne convenait pas à tout le monde. Je m’en excuse et je prendrai compte de ces facteurs la prochaine fois.
Célébration de la Journée Mondiale de Lutte Contre le VIH/SIDA:
La journée était organisée par Word Vision, les Paires Educateurs de Bababé et le Centre de Soins Médicaux de Bababé. Le coup d’envoi était donné dans la matinée, dans les locaux de mairie, en présence de messieurs l’Adjoint au Maire (Fall Mika), le Préfet de Bababé (Nave o/ Lemana), le Commandant de la Brigade de Gendarmerie de Bababé (Ahmed o/ Mouhamed), le Représentant de World Vision (Massina Mamadou), le Major du Centre de Soins Médicaux de Bababé (Dr. Mohamed o/ El Mocktar), les membres du bureau de l’Association des Paires Educateurs de Bababé, et moi-même.
Photos 2 : Cérémonie d’ouverture de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA(en haut à droite M. le Préfet, Nave o/ Lemana, en haut à gauche M. le Major du Centre de Soins Médicaux de Bababé, Dr. Mohamed o/ El Mocktar)
J’ai été choisi par mes collègues pour animer une conférence dans l’après midi, dont la thématique était je cite : « le droit des personnes vivant avec le VIH/SIDA ».
La conférence s’est tenue sur la place de la tribune. Comme pour la campagne sensibilisation, j’ai noté une baisse de l’auditoire et un manque dans l’organisation qui s’est traduit par des pannes répétitives du matériel de sonorisation.
Toutefois, nous avons terminé la journée sur une note positive. J’ai été satisfait par l’intérêt porté par les jeunes, en particulier les filles qui osent de plus en plus s’exprimer sur la sexualité. J’ai également noté un gain de maturité chez les jeunes qui participent sans complexe dans les débats et posent de très pertinentes questions.
Photos 3 : Conférence pour la célébration de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA
De nombreuses personnalités étaient présentes à la conférence. Entre autres M. le Préfet, le Major du Centre de Soins Médicaux de Bababé, le Président (M. Samba Wonny), le Commissaire des Comptes (M. M’baye Abderrahmane) et le Secrétaire Général (M. Moussa Idy dit Gory) des Paires Educateurs.
Je tire mon chapeau aux Paires Educateurs pour leurs implications en ce qui a trait à l’éducation de la communauté en matière de VIH/SIDA. Ils ont joué un sketch riche en informations sur les voies de transmission du VIH/SIDA et les moyens de préventions.
A la fin de la journée, j’ai reçu le groupe à la maison, qui par la voix de son Président m’a retracé son historique, et m’a informé de ses accomplissements et de ses projets. Il a également a manifesté son profond désir de se doter d’un local à Bababé pour y installer son siège et de pouvoir recruter plus de membres formateurs.
Le groupe m’a choisi comme son Président d’honneur. Je lui exprime ici toute ma gratitude pour cet honneur et je m’engage de manière concrète à m’impliquer dans ses activités futures.
Photos 4 : Le groupe des Paires Educateurs de Bababé : Samba Wonny, Moussa Idy dit Gory, Zeinabou, Zeidy m/ Gomeda, Aminettou m/ Diye, Oumar o/ Med Yassai
Etat actuel du Centre de Soins Médicaux de Bababé:
Comme vous le savez, le Centre de Soins Médicaux de Bababé est rénové dans son ensemble. Le Major du Centre le Dr. Mohamed o/ El Mokhtar nous a fait visité les locaux. La visite c’était déroulée en compagnie de M. le Préfet, du Commandant de la Brigade de Gendarmerie, de l’Adjoint au Maire et moi-même.
J’ai pu constater une nette amélioration au niveau des infrastructures. Une clôture digne du nom a été érigée autour du centre avec une magnifique façade à l’entrée. J’aurai tout de même souhaité voir l’apposition d’une plaque indicatrice du lieu. Une question de temps j’imagine !
Toutes les fissures du bâtiment ont été bouchées et les locaux sont revêtus d’une brillante couche de peinture. Certains bureaux sont équipés de climatiseurs flambant neufs et qui fonctionnent parfaitement. J’ai pourtant entendu des voix qui se plaignaient de la médiocrité du travail de réfection. Il semblerait que des fissures commencent à réapparaitre par endroits sur les murs. Je ne sais pas s’il faut attribuer cela à la médiocrité du travail ou à la qualité de notre sol. Je préfère ne pas juger.
Photos 5 : Centre de Soins Médicaux de Bababé
Ceci dit, même si les locaux sont entièrement rénovés, le centre souffre d’un manque cruel de matériel. Les équipements sont pour la plupart incomplets, afonctionnels ou tout simplement absents.
La salle d’accouchement est dans un état pitoyable. Les « lits » qui accueillent les femmes et les nouveau-nés sont très abîmés. Les housses sont crasseuses et couvertes de rouille crachée par la ferraille.
Les courageuses accoucheuses m’ont exprimé leur difficulté à effectuer un travail convenable dans de telles conditions. « Nous réalisons plus de 30 accouchements chaque mois dans une salle ne disposant même pas du minimum nécessaire pour accueillir nos patientes » me confie l’une des sages femmes. « Une femme est décédée la semaine dernière d’une hémorragie après avoir accouché chez elle » me confie une autre.
Photos 6 : Personnel médical (en haut à gauche), le matériel de la salle d’accouchement (les autres photos)
En ce qui concerne le laboratoire d’analyses médicales, j’étais agréablement surpris de constater le nombre de tests qui y sont réalisables. Toutefois, réalisables ne veut pas dire réalisées. Car, malgré la présence d’un personnel qualifié, le laboratoire est sous équipé. Avec l’aide de la technicienne Mme El Mouna m/ Ehmaid Elma j’ai pu dresser une liste des besoins immédiats du laboratoire (Tableau).
Besoins Urgents en matériels
1- Centrifugeuse de paillasse
2- Centrifuge d’hématocrite
3- Agitateur Kline
4- Microscope
5- Jeux de pipettes (5ul, 25ul, 50ul et 100ul)
6- Embouts
7- Rhesuscope
8- Spectrophotomètre
9- Compteur hématologique
Photos 7 : Le Laboratoire d’analyses médicales. Mme El Mouna m/ Ehmaid Elma, M. Fall Mika et moi-même (en haut à gauche), des microscopes sont hors d’usage (en bas à droite).
Pour ce qu’est de l’ambulance, elle a rendu l’âme depuis plusieurs mois. « La voiture (personnelle) de M. Fall a sauvé beaucoup de vies, on l’utilise très souvent pour aller chercher des malades dans des localités éloignées comme Abari ou Fora » me dit l’une des femmes.
Photos 8 : L’épave de l’ambulance (à gauche) et l’héroïne, voiture de M. Fall (à droite).
Quand au bloc de chirurgie (et implants dentaires), son état est plus que déplorable. Le matériel qui provenait d’un don de FADES (Fonds Arabe pour le Développement Économique et Social), de l’année 1993, ne fonctionne plus depuis plus de 7 mois. Par conséquent, le dentiste (M. Fall Mika) est contraint d’arrêter la plupart de ses opérations depuis plusieurs mois.
Photos 7 : Ce n’est pas un dépotoir, c’est bien un bloc de chirurgie (et implants dentaires). M. Fall continue de recevoir ses patients (en haut à droite) pour leurs procurer le minimum des soins
La pharmacie et la salle de stockage de médicaments sont plus ou moins bien organisées, mais j’ai pu assister à une rupture de stocks d’un médicament d’urgence (Dexamethasone). La pharmacienne a expliqué que ce problème émane du retard pris par leurs fournisseurs à expédier leurs commandes. Une situation jugée inacceptable par M. le Préfet et le Major du centre, qui promettent de prendre des mesures nécessaires pour résoudre ce problème.
Photos 8 : La pharmacie (en haut à gauche) et la salle de stockage de médicaments (les autres photos)
Remerciements :
Je tiens à remercier le Dr. Mohamed o/ El Mokhtar (le major) pour son acceuille chaleureux et pour m’avoir ouvert les portes de son Centre. Je remercie également Mme El mouna m/ Ehmaid (Laboratoire), Dia Alioune (infirmier), Madame Rakiyel Dème (bénévole), Tata m/ Moylik (bénévole), Toullaye (sagefemme), Mme Maimouna Siwa (pharmacienne), Wonny Sall (bénévole) et tous les autres membres du centre que je n’ai pas cité nommément ici (je m’en excuse).
CHAPITRE II : EDUCATION
Ecole de Bababé :
Comme vous le savez tous, l’école I de Bababé a été en grande partie rénovée. J’ai eu l’occasion de la visiter pour la première fois depuis la « fin » des travaux. Je n’ai aucun mot pour vous décrire ma joie quand j’ai vu la transformation des bâtiments et l’ambiance qui régnait dans la cours de l’école.
Photos 9 : M. le Directeur de l’école (en haut à gauche), les classes rénovées (les autres photos)
J’étais très heureux de pénétrer dans des salles de classes et de l’accueil chaleureux qui m’a été réservée par les élèves. J’étais accompagné au cours de cette visite par M. le Directeur M. Choybou Wane. Dans chaque classé, il a rappelé aux élèves les efforts mis ensemble par les jeunes de Bababé de la diaspora, celles/ceux sur place, de leurs ami(e)s, et de la commune, pour rénover l’école. Le Directeur m’a ouvert toutes les salles de classes que j’ai trouvées propres et bien rangées. Les élèves disposent de canaris d’eau bien posés dans un coin de la salle, de ballets et de sacs à poubelle pour tour maintenir les salles propres.
Photos 10 : des salles de classes relativement désencombrées et des élèves joyeux. Le petit frigo (en bas à gauche), le sac à poubelle et le ballet (en bas à droite)
A la fin de ma visite, je me suis entretenu avec M. le Directeur dans son bureau pour évaluer de façon plus concrète les changements dans son établissement. Il dit que depuis la rénovation, l’état s’intéresse de plus en plus à l’école. Il dit également avoir noté la multiplication des demandes de personnes qui veulent venir étudier (élèves) ou travailler (enseignants) dans son établissement.
L’école est passée de 6 à 11 salles fonctionnelles et de 6 à 10 divisions pédagogiques dont une (1) première année, une (1) deuxième année, deux (2) troisièmes années, deux (2) quatrièmes années, deux (2) cinquièmes années et deux (2) sixièmes années.
La plupart des salles de classes sont équipées de tables-bancs dont une partie vient du programme lancé par son Excellence M. le Président de la République qui visait à équiper toutes les écoles du pays en tables-bancs. L’autre partie vient de l’action d’une ONG (je ne me souviens pas du nom, je m’en excuse) qui a financé la remise en état d’anciennes tables-bancs qui traînaient dans l’école.
Les élèves disposent également de toilettes descentes et fonctionnelles.
Photos 11 : classe entièrement équipée en tables-bancs (en haut à gauche), les nouvelles toilettes (en haut à droite) et la cours de l’école (les autres photos)
En ce qui concerne les besoins actuels de l’école M. le Directeur voit d’abord la nécessité de rehausser le mur de la clôture de 2 à 3 rangers de briques pour mieux protéger l’établissement des instruits. Par ailleurs, certaines classes sont encore surchargées et les élèves ne disposent pas de tables-bancs. D’où la nécessité de réfectionner les deux salles de classe inutilisables qui n’ont pas été remises en état lors de la précédente campagne de réfection.
Photos 12 : Les deux classes à rénover (en haut), situation d’encombrement et problème de tables-bancs (en bas).
Nous avons ensemble évalué les besoins en tables-bancs que nous avons estimés à 100. M. le Directeur souhaite également mettre à la disposition de ses enseignants des armoires de rangements pour leurs permettre de protéger leurs matériel (livres, cahiers, règles, etc.).
Lycée de Bababé:
J’ai passé deux matinées au lycée auprès des élèves et des professeurs. J’étais surpris de la rapidité avec laquelle l’établissement grandi en terme d’infrastructures. De nombreuses nouvelles classes ont été construites. Cependant, j’étais profondément peiné de voir des élèves assis à même le sol pour prendre leurs cours - Je pensais que ce problème s’arrêtait juste au primaire-.
Photos 13 : Lycée de Bababé, des élèves du secondaire au sol (à gauche) et les plus chanceux (à droite)
Au cours de ma visite, nous avons bien sûr discuté du manque de matériel (des tables-bancs en particulier), mais aussi du problème de déscolarisation massive des jeunes. J’ai sensibilisé les élèves sur l’importance de l’éducation en particulier pour les filles qui sont les plus touchées par le fléau (mariages précoces, accouchement, travaux domestiques, etc.).
Les professeurs m’ont fait part de leur inquiétude de la baisse du niveau des élèves. Il me semble que ce problème est une conséquence direct d’un manque d’encadrement qui commence dés le primaire.
Pour faire une évaluation personnelle de cette situation j’avais crée une petite école de nuit à ma maison. Chaque nuit je réunissais tous les élèves de mon voisinage à qui j’accordais 2 à 3 heures de mon temps pour les aider à faire leurs devoirs et revoir leurs leçons du jour. Vous n’allez pas me croire, mais j’ai constaté que le niveau est lamentable pour la quasi-totalité des élèves. J’ai vu des élèves du collège qui sont incapables de lire le Nouveau Syllabaire de Mamadou et Bineta.
Photos 14: ma petite école du soir à la maison (des élèves du primaire et du secondaire)
J’ai discuté avec les parents qui pour la plus part sont convaincus que la faute est aux enseignants qui ne font pas leur boulot. Mais à mon avis, la part de responsabilité des parents est très grande. Les parents se soucient peu de l’éducation de leurs enfants et je pense qu’il faut commencer par régler ce problème.
Bibliothèque (communale de Bababé):
Avant mon voyage en Mauritanie, Ibrahima Lamine (Abou Gogga) m’avait suggéré de m’entretenir avec M. Bernard Besse pour discuter avec lui du projet de DEHA qui voulait créer une bibliothèque à Bababé. M. Bernard Besse m’avait retracé l’historique de la bibliothèque municipale de Bababé dont j’ignorais l’existence. Il m’a mis en contact avec M. Sall Souleymane qui est l’actuel responsable de la Bibliothèque. M. Sall m’a fait visiter le local. Cette visite m’a permis de pouvoir donner mes propres appréciations.
Photos 15 : des fissures ouvertes sur le sol
Certes la salle est exiguë et délabrée, mais contrairement à ce que j’avais entendu, je pense que les livres de la bibliothèque sont en grande majorité de très bons livres qui peuvent bien servir aux élèves du primaire et du secondaire. C’est du gâchis d’avoir ce valeureux trésor qui dort dans la poussière depuis les années 80.
M. Sall Souleymane a d’ailleurs exprimé sa déception de ne voir personne venir réclamer les livres. Les élevés, les enseignants et les professeurs que j’ai pu rencontrer quand à eux, semblent ignorer l’existence même de la bibliothèque.
Photos 16 : des livres noirs de poussière
M. Souleymane Sall, M. Armya Sall et moi-même avons réfléchi sur une solution pour remettre la bibliothèque en marche. La solution au problème de salle semble déjà exister car, une salle de la mairie plus espacée et qui sert de débarras, pourrait bien accueillir la bibliothèque- une décision qui émanera des autorités bien certainement- En attendant une étude détaillée de la situation qui bien évidemment impliquera la mairie, DEHA et d’autres bonnes volontés (affaire à suivre).
En attendant, nous (M. Sall, Ball Ndiaye dit Ibou Maye et moi-même) avons nettoyé la salle (l’actuelle bibliothèque) et avons dépoussiéré les livres. Nous avons également pu libérer de l’espace dans la salle pour permettre aux plus motivés de venir travailler à la bibliothèque. J’ai profité de ma visite au lycée pour parler de l’existence de la bibliothèque.
Photos 17 : M. Ball Ndiaye (Ibou Maye), Sall Souleymane et moi-même dans une séance de dépoussiérage
Photos 18 : ça va beaucoup mieux n’est- ce pas ?
Remerciements :
Je remercie M. Choybou Wane, M. Sall Souleymane et mon ami Ball Ndiaye (dit Ibou Maye).
CONCLUSION
J’espère que ces informations vous serons utiles et vous permettrons de mesurer les besoins de notre communauté et de réfléchir à des solutions adéquates et durables. Nos précédentes réalisons sont louables et montrent une fois de plus que si chacun participe à la hauteur de ses moyens, nous arriverons à faire de belles choses. Bon courage !
Tu vois défiler des images de ta chère patrie, de ton enfance, de toi. Ton amour pour ta terre natale grandi, tu veux l’aimer encore plus et la chérir. Tu veux la rendre belle, plus belle que toutes les autres terres sur terre. Tu veux travailler pour elle, pour qu’elle se développe, pour que ses fils soient heureux et tu te demandes. Tu te demandes que faire pour rendre tout ce qu’elle t’a donné. Tu cherches alors par quoi commencer.
Tiens, ce document est pour toi. Je pense qu’il t’aidera à identifier les besoins de ton Bababé et te permettra de développer d’élégants projets à son profit.
Alhousseynou Sall
Ottawa, Canada
Le 30 Décembre 2010
Cher(e)s Compatriotes, cher(e)s ami(es) de Bababé,
Je suis rentré de Mauritanie après un séjour de 37 jours, dont 4 semaines passées à Bababé. J’ai pu profiter de ce voyage pour me ressourcer auprès des miens, mais aussi pour constater les progrès accomplis en matière de santé et d’éducation au sein de notre communauté. Dans ce document, je me permets de faire une modeste évaluation des résultats des efforts accomplis par celles et ceux qui se battent depuis ces deux dernières années pour sortir Bababé de sous développement. J’insiste sur le fait que tout ce qui sera dit dans ce document, relève de ma libre appréciation de la situation et n’engage que ma personne.
CHAPITRE I : SANTE
Campagne de Sensibilisation:
Comme certains avait pu le constater, le volet sensibilisation a été amputé du programme de la Seconde Edition de la Caravane Médicale de Bababé (2010). Ceci était dû au fait que je n’avais pas pu me libérer de mon travail en Août dernier pour aller à Bababé participer au travail. Cependant, en accord avec mes collègues de l’APSCB (Association des Professionnels de Santé de la Commune Bababé) et de DEHA (Damaaw Education and Health Association)-(http://damaaw.org), il était convenu que j’organise une campagne de sensibilisation dès ma venue à Bababé. Chose promise, chose faite !
Nous avons alors organisé deux journées de sensibilisation à Bababé au cours desquelles nous avons parlé des pathologies qui sont « d’actualités » chez nous a savoir le VIH/SIDA, les hépatites virales, la malaria et l’hypertension. J’ai été assisté par mes collègues M. Samboye Dème et Mme Houleye Ba qui étaient venus à Bababé pour la fête de Tabaski. Le Dr. Ba Alhousseynou devait être présent à ces journées mais a été retenu à Nouadhibou par une urgence familiale. Je tiens à remercier au passage M. Oussou (le boutiquier) qui nous a gracieusement prêté son matériel de sonorisation et M. Choybou Wane, le Directeur de l’école I qui a mis à notre disposition des chaises de son école.
Mis à part quelques soucis techniques, je dois dire que la campagne a été un succès. J’ai tout de même constaté une baisse de notre auditoire (une centaine de personne seulement) comparativement aux précédentes journées de sensibilisation. J’ai appris par la suite que l’information sur la tenue des journées n’avait pas bien circulée. D’ailleurs, de nombreuses personnes qui ne sont pas présentées au rendez-vous ont manifesté leur mécontentement pour n’avoir pas été informées. Nous avons eu la maladresse d’organiser la campagne deux et trois jours seulement près la fête de tabaski, une date qui ne convenait pas à tout le monde. Je m’en excuse et je prendrai compte de ces facteurs la prochaine fois.
Célébration de la Journée Mondiale de Lutte Contre le VIH/SIDA:
La journée était organisée par Word Vision, les Paires Educateurs de Bababé et le Centre de Soins Médicaux de Bababé. Le coup d’envoi était donné dans la matinée, dans les locaux de mairie, en présence de messieurs l’Adjoint au Maire (Fall Mika), le Préfet de Bababé (Nave o/ Lemana), le Commandant de la Brigade de Gendarmerie de Bababé (Ahmed o/ Mouhamed), le Représentant de World Vision (Massina Mamadou), le Major du Centre de Soins Médicaux de Bababé (Dr. Mohamed o/ El Mocktar), les membres du bureau de l’Association des Paires Educateurs de Bababé, et moi-même.
Photos 2 : Cérémonie d’ouverture de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA(en haut à droite M. le Préfet, Nave o/ Lemana, en haut à gauche M. le Major du Centre de Soins Médicaux de Bababé, Dr. Mohamed o/ El Mocktar)
J’ai été choisi par mes collègues pour animer une conférence dans l’après midi, dont la thématique était je cite : « le droit des personnes vivant avec le VIH/SIDA ».
La conférence s’est tenue sur la place de la tribune. Comme pour la campagne sensibilisation, j’ai noté une baisse de l’auditoire et un manque dans l’organisation qui s’est traduit par des pannes répétitives du matériel de sonorisation.
Toutefois, nous avons terminé la journée sur une note positive. J’ai été satisfait par l’intérêt porté par les jeunes, en particulier les filles qui osent de plus en plus s’exprimer sur la sexualité. J’ai également noté un gain de maturité chez les jeunes qui participent sans complexe dans les débats et posent de très pertinentes questions.
Photos 3 : Conférence pour la célébration de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA
De nombreuses personnalités étaient présentes à la conférence. Entre autres M. le Préfet, le Major du Centre de Soins Médicaux de Bababé, le Président (M. Samba Wonny), le Commissaire des Comptes (M. M’baye Abderrahmane) et le Secrétaire Général (M. Moussa Idy dit Gory) des Paires Educateurs.
Je tire mon chapeau aux Paires Educateurs pour leurs implications en ce qui a trait à l’éducation de la communauté en matière de VIH/SIDA. Ils ont joué un sketch riche en informations sur les voies de transmission du VIH/SIDA et les moyens de préventions.
A la fin de la journée, j’ai reçu le groupe à la maison, qui par la voix de son Président m’a retracé son historique, et m’a informé de ses accomplissements et de ses projets. Il a également a manifesté son profond désir de se doter d’un local à Bababé pour y installer son siège et de pouvoir recruter plus de membres formateurs.
Le groupe m’a choisi comme son Président d’honneur. Je lui exprime ici toute ma gratitude pour cet honneur et je m’engage de manière concrète à m’impliquer dans ses activités futures.
Photos 4 : Le groupe des Paires Educateurs de Bababé : Samba Wonny, Moussa Idy dit Gory, Zeinabou, Zeidy m/ Gomeda, Aminettou m/ Diye, Oumar o/ Med Yassai
Etat actuel du Centre de Soins Médicaux de Bababé:
Comme vous le savez, le Centre de Soins Médicaux de Bababé est rénové dans son ensemble. Le Major du Centre le Dr. Mohamed o/ El Mokhtar nous a fait visité les locaux. La visite c’était déroulée en compagnie de M. le Préfet, du Commandant de la Brigade de Gendarmerie, de l’Adjoint au Maire et moi-même.
J’ai pu constater une nette amélioration au niveau des infrastructures. Une clôture digne du nom a été érigée autour du centre avec une magnifique façade à l’entrée. J’aurai tout de même souhaité voir l’apposition d’une plaque indicatrice du lieu. Une question de temps j’imagine !
Toutes les fissures du bâtiment ont été bouchées et les locaux sont revêtus d’une brillante couche de peinture. Certains bureaux sont équipés de climatiseurs flambant neufs et qui fonctionnent parfaitement. J’ai pourtant entendu des voix qui se plaignaient de la médiocrité du travail de réfection. Il semblerait que des fissures commencent à réapparaitre par endroits sur les murs. Je ne sais pas s’il faut attribuer cela à la médiocrité du travail ou à la qualité de notre sol. Je préfère ne pas juger.
Photos 5 : Centre de Soins Médicaux de Bababé
Ceci dit, même si les locaux sont entièrement rénovés, le centre souffre d’un manque cruel de matériel. Les équipements sont pour la plupart incomplets, afonctionnels ou tout simplement absents.
La salle d’accouchement est dans un état pitoyable. Les « lits » qui accueillent les femmes et les nouveau-nés sont très abîmés. Les housses sont crasseuses et couvertes de rouille crachée par la ferraille.
Les courageuses accoucheuses m’ont exprimé leur difficulté à effectuer un travail convenable dans de telles conditions. « Nous réalisons plus de 30 accouchements chaque mois dans une salle ne disposant même pas du minimum nécessaire pour accueillir nos patientes » me confie l’une des sages femmes. « Une femme est décédée la semaine dernière d’une hémorragie après avoir accouché chez elle » me confie une autre.
Photos 6 : Personnel médical (en haut à gauche), le matériel de la salle d’accouchement (les autres photos)
En ce qui concerne le laboratoire d’analyses médicales, j’étais agréablement surpris de constater le nombre de tests qui y sont réalisables. Toutefois, réalisables ne veut pas dire réalisées. Car, malgré la présence d’un personnel qualifié, le laboratoire est sous équipé. Avec l’aide de la technicienne Mme El Mouna m/ Ehmaid Elma j’ai pu dresser une liste des besoins immédiats du laboratoire (Tableau).
Besoins Urgents en matériels
1- Centrifugeuse de paillasse
2- Centrifuge d’hématocrite
3- Agitateur Kline
4- Microscope
5- Jeux de pipettes (5ul, 25ul, 50ul et 100ul)
6- Embouts
7- Rhesuscope
8- Spectrophotomètre
9- Compteur hématologique
Photos 7 : Le Laboratoire d’analyses médicales. Mme El Mouna m/ Ehmaid Elma, M. Fall Mika et moi-même (en haut à gauche), des microscopes sont hors d’usage (en bas à droite).
Pour ce qu’est de l’ambulance, elle a rendu l’âme depuis plusieurs mois. « La voiture (personnelle) de M. Fall a sauvé beaucoup de vies, on l’utilise très souvent pour aller chercher des malades dans des localités éloignées comme Abari ou Fora » me dit l’une des femmes.
Photos 8 : L’épave de l’ambulance (à gauche) et l’héroïne, voiture de M. Fall (à droite).
Quand au bloc de chirurgie (et implants dentaires), son état est plus que déplorable. Le matériel qui provenait d’un don de FADES (Fonds Arabe pour le Développement Économique et Social), de l’année 1993, ne fonctionne plus depuis plus de 7 mois. Par conséquent, le dentiste (M. Fall Mika) est contraint d’arrêter la plupart de ses opérations depuis plusieurs mois.
Photos 7 : Ce n’est pas un dépotoir, c’est bien un bloc de chirurgie (et implants dentaires). M. Fall continue de recevoir ses patients (en haut à droite) pour leurs procurer le minimum des soins
La pharmacie et la salle de stockage de médicaments sont plus ou moins bien organisées, mais j’ai pu assister à une rupture de stocks d’un médicament d’urgence (Dexamethasone). La pharmacienne a expliqué que ce problème émane du retard pris par leurs fournisseurs à expédier leurs commandes. Une situation jugée inacceptable par M. le Préfet et le Major du centre, qui promettent de prendre des mesures nécessaires pour résoudre ce problème.
Photos 8 : La pharmacie (en haut à gauche) et la salle de stockage de médicaments (les autres photos)
Remerciements :
Je tiens à remercier le Dr. Mohamed o/ El Mokhtar (le major) pour son acceuille chaleureux et pour m’avoir ouvert les portes de son Centre. Je remercie également Mme El mouna m/ Ehmaid (Laboratoire), Dia Alioune (infirmier), Madame Rakiyel Dème (bénévole), Tata m/ Moylik (bénévole), Toullaye (sagefemme), Mme Maimouna Siwa (pharmacienne), Wonny Sall (bénévole) et tous les autres membres du centre que je n’ai pas cité nommément ici (je m’en excuse).
CHAPITRE II : EDUCATION
Ecole de Bababé :
Comme vous le savez tous, l’école I de Bababé a été en grande partie rénovée. J’ai eu l’occasion de la visiter pour la première fois depuis la « fin » des travaux. Je n’ai aucun mot pour vous décrire ma joie quand j’ai vu la transformation des bâtiments et l’ambiance qui régnait dans la cours de l’école.
Photos 9 : M. le Directeur de l’école (en haut à gauche), les classes rénovées (les autres photos)
J’étais très heureux de pénétrer dans des salles de classes et de l’accueil chaleureux qui m’a été réservée par les élèves. J’étais accompagné au cours de cette visite par M. le Directeur M. Choybou Wane. Dans chaque classé, il a rappelé aux élèves les efforts mis ensemble par les jeunes de Bababé de la diaspora, celles/ceux sur place, de leurs ami(e)s, et de la commune, pour rénover l’école. Le Directeur m’a ouvert toutes les salles de classes que j’ai trouvées propres et bien rangées. Les élèves disposent de canaris d’eau bien posés dans un coin de la salle, de ballets et de sacs à poubelle pour tour maintenir les salles propres.
Photos 10 : des salles de classes relativement désencombrées et des élèves joyeux. Le petit frigo (en bas à gauche), le sac à poubelle et le ballet (en bas à droite)
A la fin de ma visite, je me suis entretenu avec M. le Directeur dans son bureau pour évaluer de façon plus concrète les changements dans son établissement. Il dit que depuis la rénovation, l’état s’intéresse de plus en plus à l’école. Il dit également avoir noté la multiplication des demandes de personnes qui veulent venir étudier (élèves) ou travailler (enseignants) dans son établissement.
L’école est passée de 6 à 11 salles fonctionnelles et de 6 à 10 divisions pédagogiques dont une (1) première année, une (1) deuxième année, deux (2) troisièmes années, deux (2) quatrièmes années, deux (2) cinquièmes années et deux (2) sixièmes années.
La plupart des salles de classes sont équipées de tables-bancs dont une partie vient du programme lancé par son Excellence M. le Président de la République qui visait à équiper toutes les écoles du pays en tables-bancs. L’autre partie vient de l’action d’une ONG (je ne me souviens pas du nom, je m’en excuse) qui a financé la remise en état d’anciennes tables-bancs qui traînaient dans l’école.
Les élèves disposent également de toilettes descentes et fonctionnelles.
Photos 11 : classe entièrement équipée en tables-bancs (en haut à gauche), les nouvelles toilettes (en haut à droite) et la cours de l’école (les autres photos)
En ce qui concerne les besoins actuels de l’école M. le Directeur voit d’abord la nécessité de rehausser le mur de la clôture de 2 à 3 rangers de briques pour mieux protéger l’établissement des instruits. Par ailleurs, certaines classes sont encore surchargées et les élèves ne disposent pas de tables-bancs. D’où la nécessité de réfectionner les deux salles de classe inutilisables qui n’ont pas été remises en état lors de la précédente campagne de réfection.
Photos 12 : Les deux classes à rénover (en haut), situation d’encombrement et problème de tables-bancs (en bas).
Nous avons ensemble évalué les besoins en tables-bancs que nous avons estimés à 100. M. le Directeur souhaite également mettre à la disposition de ses enseignants des armoires de rangements pour leurs permettre de protéger leurs matériel (livres, cahiers, règles, etc.).
Lycée de Bababé:
J’ai passé deux matinées au lycée auprès des élèves et des professeurs. J’étais surpris de la rapidité avec laquelle l’établissement grandi en terme d’infrastructures. De nombreuses nouvelles classes ont été construites. Cependant, j’étais profondément peiné de voir des élèves assis à même le sol pour prendre leurs cours - Je pensais que ce problème s’arrêtait juste au primaire-.
Photos 13 : Lycée de Bababé, des élèves du secondaire au sol (à gauche) et les plus chanceux (à droite)
Au cours de ma visite, nous avons bien sûr discuté du manque de matériel (des tables-bancs en particulier), mais aussi du problème de déscolarisation massive des jeunes. J’ai sensibilisé les élèves sur l’importance de l’éducation en particulier pour les filles qui sont les plus touchées par le fléau (mariages précoces, accouchement, travaux domestiques, etc.).
Les professeurs m’ont fait part de leur inquiétude de la baisse du niveau des élèves. Il me semble que ce problème est une conséquence direct d’un manque d’encadrement qui commence dés le primaire.
Pour faire une évaluation personnelle de cette situation j’avais crée une petite école de nuit à ma maison. Chaque nuit je réunissais tous les élèves de mon voisinage à qui j’accordais 2 à 3 heures de mon temps pour les aider à faire leurs devoirs et revoir leurs leçons du jour. Vous n’allez pas me croire, mais j’ai constaté que le niveau est lamentable pour la quasi-totalité des élèves. J’ai vu des élèves du collège qui sont incapables de lire le Nouveau Syllabaire de Mamadou et Bineta.
Photos 14: ma petite école du soir à la maison (des élèves du primaire et du secondaire)
J’ai discuté avec les parents qui pour la plus part sont convaincus que la faute est aux enseignants qui ne font pas leur boulot. Mais à mon avis, la part de responsabilité des parents est très grande. Les parents se soucient peu de l’éducation de leurs enfants et je pense qu’il faut commencer par régler ce problème.
Bibliothèque (communale de Bababé):
Avant mon voyage en Mauritanie, Ibrahima Lamine (Abou Gogga) m’avait suggéré de m’entretenir avec M. Bernard Besse pour discuter avec lui du projet de DEHA qui voulait créer une bibliothèque à Bababé. M. Bernard Besse m’avait retracé l’historique de la bibliothèque municipale de Bababé dont j’ignorais l’existence. Il m’a mis en contact avec M. Sall Souleymane qui est l’actuel responsable de la Bibliothèque. M. Sall m’a fait visiter le local. Cette visite m’a permis de pouvoir donner mes propres appréciations.
Photos 15 : des fissures ouvertes sur le sol
Certes la salle est exiguë et délabrée, mais contrairement à ce que j’avais entendu, je pense que les livres de la bibliothèque sont en grande majorité de très bons livres qui peuvent bien servir aux élèves du primaire et du secondaire. C’est du gâchis d’avoir ce valeureux trésor qui dort dans la poussière depuis les années 80.
M. Sall Souleymane a d’ailleurs exprimé sa déception de ne voir personne venir réclamer les livres. Les élevés, les enseignants et les professeurs que j’ai pu rencontrer quand à eux, semblent ignorer l’existence même de la bibliothèque.
Photos 16 : des livres noirs de poussière
M. Souleymane Sall, M. Armya Sall et moi-même avons réfléchi sur une solution pour remettre la bibliothèque en marche. La solution au problème de salle semble déjà exister car, une salle de la mairie plus espacée et qui sert de débarras, pourrait bien accueillir la bibliothèque- une décision qui émanera des autorités bien certainement- En attendant une étude détaillée de la situation qui bien évidemment impliquera la mairie, DEHA et d’autres bonnes volontés (affaire à suivre).
En attendant, nous (M. Sall, Ball Ndiaye dit Ibou Maye et moi-même) avons nettoyé la salle (l’actuelle bibliothèque) et avons dépoussiéré les livres. Nous avons également pu libérer de l’espace dans la salle pour permettre aux plus motivés de venir travailler à la bibliothèque. J’ai profité de ma visite au lycée pour parler de l’existence de la bibliothèque.
Photos 17 : M. Ball Ndiaye (Ibou Maye), Sall Souleymane et moi-même dans une séance de dépoussiérage
Photos 18 : ça va beaucoup mieux n’est- ce pas ?
Remerciements :
Je remercie M. Choybou Wane, M. Sall Souleymane et mon ami Ball Ndiaye (dit Ibou Maye).
CONCLUSION
J’espère que ces informations vous serons utiles et vous permettrons de mesurer les besoins de notre communauté et de réfléchir à des solutions adéquates et durables. Nos précédentes réalisons sont louables et montrent une fois de plus que si chacun participe à la hauteur de ses moyens, nous arriverons à faire de belles choses. Bon courage !
Monday, September 6, 2010
Compte Rendu des Deuxièmes Journées de Consultations Médicales Gratuites de Bababé
Chers (es) compatriotes, chers amis (es) de la Commune de Bababé,
Du 05 au 07 Août 2010 se sont déroulées comme prévu, avec votre précieuse aide, des journées de consultations médicales gratuites au profit des populations de la commune de Bababé.
La cérémonie a démarré par une visite de courtoisie rendue au Hakem de la Mougataa par Sall Abdrahmane Béchir, Dr Ba Alhousseinou, Dr Ba Kassoum, Dr Ba Aissata et Mika Fall. Comme prévu les consultations ont eu lieu à l’école 1 de Bababé.
Les salles de la dite l’école n’ayant pas suffit comme bureau vu le nombre important de médecins et infirmiers spécialisés venu prêter main aux professionnels ressortissants de la commune (voir tableau ci-dessous), il a fallut alors recourir à quelques bureaux de la commune.
Ci- dessous le Nombre de professions présentes au cours de l’Edition 2010
PROFESSIONS
2 Pédiatres
4 Médecins généraliste
2 TSS ophtalmologistes
1 TSS ORL
5 SFE
2 Techniciens de laboratoire
2 Techniciens de Radiologie
4 Infirmiers d’état
6 IMS
13 Filles de salles et accoucheuses
Au cours de ces trois journées (05 ,06 ,07 Août 2010), 2519 patients ont pu bénéficier de consultations gratuites et, sauf quelques rares exceptions, tous les patients consultés ont reçu des traitements gratuits.
Types de consultations et le nombre de patients les ayant bénéficiés
910 Médecine Générale
670 Pédiatrie
462 Ophtalmologie
266 Gynéco obstétrique
121 ORL
90 Stomatologie
213 Glycémie capillaires réalisées
Autres actes de soins(pansements, injectons…) Non comptabilisés
Les pathologies les plus couramment rencontrées chez les adultes l’hypertension artérielle et les maladies ostéo-articulaires, en pédiatrie aucune pathologie ne se détache particulièrement, on retrouve pèle mêle les accès palustres, les dermatoses, les parasitoses, la malnutrition, les angines…..
En ophtalmologie les cataractes chez les adultes et les ECLT (Lymbo-conjonctivite endémique) chez les enfants mais aussi des conjonctivites d’allure allergiques.
Les dentistes n’ont pas aussi chômé : entre extraction et soins dentaire, si ce n’est soins et extraction en même temps.
La présence de deux sage femmes d’état de plus de 30ans d’expérience, deux autres de plus de 10 ans et d’une autre en fin de formation, alliant expérience, maturité et dynamisme ont eu raisons des troubles de cycle, des dysménorrhées et des infections génitales.
En ORL entre les bouchons de cérumen et les OMA des enfants on eu raison de notre seul technicien, d’ou la nécessité de le renforcer lors de l’édition 2011.
Nous avons eu à hospitaliser 4 malades au CSM de Bababé, que nous avons entièrement pris en charge (médicale et financière), 03 sont sortis indemne avant notre départ de Bababé, la dernière évacuée a Nouakchott par nos soins se porterait mieux aux dernières nouvelles.
Contrairement à la première édition, celle-ci été exclusivement consacrée aux consultations matin et soir, faute de temps mais aussi de l’absence de notre ami et collège Dr Sall Alhousseynou (retenu pour des obligations professionnelles), les conférences de sensibilisations n’ont pu avoir lieu.
Ci-dessous la liste des professionnels ayant honoré de leur présence. ♠Invité(e)s
Sall Abderrahmane Béchir - TSS, ORL CHN, Nouakchott
Dr Ba Alhousseinou - Service Médical, SNIM, Nouadhibou
Dr Ba Kassoum - Médecin Chef, Médèrdra
Dr Ba Aissata- Pédiatre Hôpital Cheikh Zaed, Nouakchott
Dr Wague Django♠- Pédiatre, CHR, Kaédi
Dr Traoré M Silly ♠- Dentiste, CSM, Elmina , Nouakchott
Dr Aliou Ball- Médecin CHR, Kiffa
Dr Anne Abdrahmane - En formation (6e année médecine)
Ngaidé Mamadou lamine♠ - TSS, Ophtalmologiste, Nouakchott
Hassane Ballo♠ - TSS Ophthalmologiste , Nouakchott
Fall Mika - TSS, Dentiste CSM, Bababé
Ba Fatimata Kassoum- SFE, CHR, Kaédi
Sall Aissata - SFE, Retraitée
Dia Halimata - SFE, Nouakchott
Bintou Athié ♠- SFE, Djewol
Houleye Ba - SFE, ENSP, en formation
Dem Abdoulaye - TS, Radiologie CHR, Kiffa
Mme Ba Hawa Tall - TS, Laboratoire CHR, Nouadhibou
Sall Saidou - TS, Laboratoire CHR, Aleg
Ane Moussa - IDE, Retraité
Sall Abdoulaye Ousmane- IDE, Kaédi
Oumar Amadou Sall- IDE, en formation
Ousmane Boun Affan- Major du CSM, Bababé
Houleye Dialaw Dia - IMS, Boutilimitt
Ball Hawa - IMS, Nouakchott
Aissata Oumar Sow - IMS, Nouakchott
Sall Abdrahmane - IMS, Nouakchott
Etaient également présent tout le personnel du CSM de Bababé, avec à leur tête le Médecin chef du centre le Dr Moctar O Med Nâgî qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cet événement social que nous remercions vivement pour sa disponibilité et son esprit très confraternel notamment :
Aliou Demba, Maimona Ciwa, Sy Diaynaba, Sall Aminata, Hawa Ndiath,Rakiyel Dem, Raky Barry , Hawa Dia, Aissata Rama.
Nous remercions vivement tous ceux qui de prés ou de loin ont contribué à la réussite de cet événement. Nos remerciement n’auraient garde d’oublier :
- Le Hakem de la Mougataa de Bababé pour tous les efforts consentis durant toute la nuit de veille de l’ouverture et pour sa disponibilité.
- Le maire de Bababé qui est resté en communication permanente depuis que l’idée a germé, pour ces conseils précieux et sa disponibilité sans faille.
- L’ONG « AMES – Enfants Déshérites » qui est venu vers nous depuis l’annonce des événements s’est dite être entièrement à notre disposition, merci pour l’organisation presque parfaite.
- Fedde Pinal Sukaabe Looti (FPSL) et plus particulièrement à Houlèye Baba, Doudou Ba, pour les ordonnanciers, les numéros, les registres aidés en cela pour la saisie, l’impression et le découpage par Bonguel Ba et Fama Dia.
- La généreuse Organisation pour le Développement de Bababé (ODB) pour la disponibilité de ces membres et son apport précieux en détergent et poubelles.
- Les professeurs et instituteurs en vacance à Bababé.
- Les ressortissants de la Diaspora (Canada, France, USA et Hollande). Ces journées ne se seraient certainement pas tenues sans leurs conseils, leurs encouragements et leur appui financier.
- Le Comite de Jumelage Bababé-Cesson,
- L’Association Bababé Solidarité Développement de France (ADSB).
Aux noms des populations bénéficiaires, des professionnels de santé, du comité de Pilotage et de tous les ressortissants de la commune, nous remercions très chaleureusement les institutions et laboratoires ci-dessous pour leur contribution inestimable en médicaments à la réussite de la deuxième édition des journées médicales de consultations gratuite :
- Le Centre Hospitalier National
- Le Service Médical de la SNIM
Les différents laboratoires représentés à Nouakchott à travers leurs délégués médicaux : Agence Chambralin, Dafra pharma, Faes Pharma, Denk Pharma, Novartis, Shering Plough, Tridem Pharma, Laboratoires Caplin point et EXphar, Alcon, Sandoz, Ranbaxy laboratoires limited.
Nous excusons d’avance si par inadvertance, avons sauté le nom d’une personne ou institution, d’un laboratoire ayant apporté sa contribution pour la réussite de ces journées.
Nous, nous donnons rendez vous a la même période en 2011 « inchaalah».
Edité le 6 septembre 2010 par Dr Ba Alhousseinou
Révisé par Dr Sall Alhousseynou
Approuvé par le Comite de pilotage
Les Membres du Comité de Pilotage des Deuxièmes Journées de Consultations Médicales de Bababé - Edition 2010 -
Sall Abderrahmane
Président
Surveillent, Service ORL, CHN, Nouakchott, MAURITANIE
Abderrahmanesall@yahoo.fr, Téléphone : (00 222) 662 40 04 begin_of_the_skype_highlighting (00 222) 662 40 04 end_of_the_skype_highlighting
Dr Ba Kassoum
Sensibilisation et Mobilisation des Professionnels(les)
Médecin Chef, Medredra, MAURITANIE
Kassoumba2008@yahoo.fr, Téléphone: (00 222) 649 54 94
Dr Sall Alhousseynou
Mobilisation et Gestion des Ressources
Virologiste Moléculaire Laboratoire National de Génétique du Virus du SIDA, Ottawa
CANADA
sallalhou@hotmail.com, Téléphone : (613) 680 21 90
Dr Ba Alhousseinou
Porte Parole et Relation Extérieures
Service Médical, SNIM, Nouadhibou, MAURITANIE
balhousseinou@yahoo.fr, Téléphone : (00 222) 574 28 14 ou (00 222) 638 80 50
Du 05 au 07 Août 2010 se sont déroulées comme prévu, avec votre précieuse aide, des journées de consultations médicales gratuites au profit des populations de la commune de Bababé.
Ci- dessous le Nombre de professions présentes au cours de l’Edition 2010
PROFESSIONS
2 Pédiatres
4 Médecins généraliste
2 TSS ophtalmologistes
1 TSS ORL
5 SFE
2 Techniciens de laboratoire
2 Techniciens de Radiologie
4 Infirmiers d’état
6 IMS
13 Filles de salles et accoucheuses
Types de consultations et le nombre de patients les ayant bénéficiés
910 Médecine Générale
670 Pédiatrie
462 Ophtalmologie
266 Gynéco obstétrique
121 ORL
90 Stomatologie
213 Glycémie capillaires réalisées
Autres actes de soins(pansements, injectons…) Non comptabilisés
En ophtalmologie les cataractes chez les adultes et les ECLT (Lymbo-conjonctivite endémique) chez les enfants mais aussi des conjonctivites d’allure allergiques.
Les dentistes n’ont pas aussi chômé : entre extraction et soins dentaire, si ce n’est soins et extraction en même temps.
La présence de deux sage femmes d’état de plus de 30ans d’expérience, deux autres de plus de 10 ans et d’une autre en fin de formation, alliant expérience, maturité et dynamisme ont eu raisons des troubles de cycle, des dysménorrhées et des infections génitales.
En ORL entre les bouchons de cérumen et les OMA des enfants on eu raison de notre seul technicien, d’ou la nécessité de le renforcer lors de l’édition 2011.
Nous avons eu à hospitaliser 4 malades au CSM de Bababé, que nous avons entièrement pris en charge (médicale et financière), 03 sont sortis indemne avant notre départ de Bababé, la dernière évacuée a Nouakchott par nos soins se porterait mieux aux dernières nouvelles.
Contrairement à la première édition, celle-ci été exclusivement consacrée aux consultations matin et soir, faute de temps mais aussi de l’absence de notre ami et collège Dr Sall Alhousseynou (retenu pour des obligations professionnelles), les conférences de sensibilisations n’ont pu avoir lieu.
Ci-dessous la liste des professionnels ayant honoré de leur présence. ♠Invité(e)s
Sall Abderrahmane Béchir - TSS, ORL CHN, Nouakchott
Dr Ba Alhousseinou - Service Médical, SNIM, Nouadhibou
Dr Ba Kassoum - Médecin Chef, Médèrdra
Dr Ba Aissata- Pédiatre Hôpital Cheikh Zaed, Nouakchott
Dr Wague Django♠- Pédiatre, CHR, Kaédi
Dr Traoré M Silly ♠- Dentiste, CSM, Elmina , Nouakchott
Dr Aliou Ball- Médecin CHR, Kiffa
Dr Anne Abdrahmane - En formation (6e année médecine)
Ngaidé Mamadou lamine♠ - TSS, Ophtalmologiste, Nouakchott
Hassane Ballo♠ - TSS Ophthalmologiste , Nouakchott
Fall Mika - TSS, Dentiste CSM, Bababé
Ba Fatimata Kassoum- SFE, CHR, Kaédi
Sall Aissata - SFE, Retraitée
Dia Halimata - SFE, Nouakchott
Bintou Athié ♠- SFE, Djewol
Houleye Ba - SFE, ENSP, en formation
Dem Abdoulaye - TS, Radiologie CHR, Kiffa
Mme Ba Hawa Tall - TS, Laboratoire CHR, Nouadhibou
Sall Saidou - TS, Laboratoire CHR, Aleg
Ane Moussa - IDE, Retraité
Sall Abdoulaye Ousmane- IDE, Kaédi
Oumar Amadou Sall- IDE, en formation
Ousmane Boun Affan- Major du CSM, Bababé
Houleye Dialaw Dia - IMS, Boutilimitt
Ball Hawa - IMS, Nouakchott
Aissata Oumar Sow - IMS, Nouakchott
Sall Abdrahmane - IMS, Nouakchott
Etaient également présent tout le personnel du CSM de Bababé, avec à leur tête le Médecin chef du centre le Dr Moctar O Med Nâgî qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cet événement social que nous remercions vivement pour sa disponibilité et son esprit très confraternel notamment :
Aliou Demba, Maimona Ciwa, Sy Diaynaba, Sall Aminata, Hawa Ndiath,Rakiyel Dem, Raky Barry , Hawa Dia, Aissata Rama.
Nous remercions vivement tous ceux qui de prés ou de loin ont contribué à la réussite de cet événement. Nos remerciement n’auraient garde d’oublier :
- Le Hakem de la Mougataa de Bababé pour tous les efforts consentis durant toute la nuit de veille de l’ouverture et pour sa disponibilité.
- Le maire de Bababé qui est resté en communication permanente depuis que l’idée a germé, pour ces conseils précieux et sa disponibilité sans faille.
- L’ONG « AMES – Enfants Déshérites » qui est venu vers nous depuis l’annonce des événements s’est dite être entièrement à notre disposition, merci pour l’organisation presque parfaite.
- Fedde Pinal Sukaabe Looti (FPSL) et plus particulièrement à Houlèye Baba, Doudou Ba, pour les ordonnanciers, les numéros, les registres aidés en cela pour la saisie, l’impression et le découpage par Bonguel Ba et Fama Dia.
- La généreuse Organisation pour le Développement de Bababé (ODB) pour la disponibilité de ces membres et son apport précieux en détergent et poubelles.
- Les professeurs et instituteurs en vacance à Bababé.
- Les ressortissants de la Diaspora (Canada, France, USA et Hollande). Ces journées ne se seraient certainement pas tenues sans leurs conseils, leurs encouragements et leur appui financier.
- Le Comite de Jumelage Bababé-Cesson,
- L’Association Bababé Solidarité Développement de France (ADSB).
Aux noms des populations bénéficiaires, des professionnels de santé, du comité de Pilotage et de tous les ressortissants de la commune, nous remercions très chaleureusement les institutions et laboratoires ci-dessous pour leur contribution inestimable en médicaments à la réussite de la deuxième édition des journées médicales de consultations gratuite :
- Le Centre Hospitalier National
- Le Service Médical de la SNIM
Les différents laboratoires représentés à Nouakchott à travers leurs délégués médicaux : Agence Chambralin, Dafra pharma, Faes Pharma, Denk Pharma, Novartis, Shering Plough, Tridem Pharma, Laboratoires Caplin point et EXphar, Alcon, Sandoz, Ranbaxy laboratoires limited.
Nous excusons d’avance si par inadvertance, avons sauté le nom d’une personne ou institution, d’un laboratoire ayant apporté sa contribution pour la réussite de ces journées.
Nous, nous donnons rendez vous a la même période en 2011 « inchaalah».
Edité le 6 septembre 2010 par Dr Ba Alhousseinou
Révisé par Dr Sall Alhousseynou
Approuvé par le Comite de pilotage
Les Membres du Comité de Pilotage des Deuxièmes Journées de Consultations Médicales de Bababé - Edition 2010 -
Sall Abderrahmane
Président
Surveillent, Service ORL, CHN, Nouakchott, MAURITANIE
Abderrahmanesall@yahoo.fr, Téléphone : (00 222) 662 40 04 begin_of_the_skype_highlighting (00 222) 662 40 04 end_of_the_skype_highlighting
Dr Ba Kassoum
Sensibilisation et Mobilisation des Professionnels(les)
Médecin Chef, Medredra, MAURITANIE
Kassoumba2008@yahoo.fr, Téléphone: (00 222) 649 54 94
Dr Sall Alhousseynou
Mobilisation et Gestion des Ressources
Virologiste Moléculaire Laboratoire National de Génétique du Virus du SIDA, Ottawa
CANADA
sallalhou@hotmail.com, Téléphone : (613) 680 21 90
Dr Ba Alhousseinou
Porte Parole et Relation Extérieures
Service Médical, SNIM, Nouadhibou, MAURITANIE
balhousseinou@yahoo.fr, Téléphone : (00 222) 574 28 14 ou (00 222) 638 80 50
Friday, January 22, 2010
...nous sommes tous « des hommes et des femmes de l’année 2009 » ...

Chers compatriotes,
« La reconnaissance est le sentiment d’un bienfait » avait dit Vauvenargues, un écrivain français (17e siècle), et c’est ce sentiment que doivent partager les Bababois.
C’est avec beaucoup d’émotions que j’ai appris aujourd’hui même ma nomination de l’homme de l’année 2009 de Bababé par KOYLE : http://koyle.blogspot.com/2010/01/prix-koyle-lhomme-de-lannee-2009bababe.html.
Je suis agréablement surpris d’apprendre la nouvelle qui ne fait que renforcer ma conviction de mon devoir absolu de contribuer au développement de notre village. Je remercie tous ceux qui ont voulu honorer ma personne en me choisissant comme l’homme de l’année 2009. Je vous avoue que cette distinction n’aurait de valeur pour moi que si je la partage avec tous ceux qui ont répondu à l’appel que j’avais lancé en Août 2008, pour la réfection de l’école 1 de Bababé. Quand j’ai lancé « ce cri de cœur »- j’emprunte l’expression de l’autre- la réponse n’a pas tardée. De ce fait, je dirais que nous sommes tous « des hommes et des femmes de l’année 2009 » et je voudrais partager cette distinction avec toute la jeunesse de Bababé. Je pense aux jeunes des Etats-Unis, de la Belgique, du Canada, de la France, de la Hollande, de la Mauritanie et d’ailleurs. Mes pensées n’auraient garde d’oublier les non-Bababois qui ce sont mobilisés avec nous par amitiés ou par solidarité pour la réalisation du projet.
Je dois souligner tout de même que cette action commune n’est autre qu’un début. Nous ne devons pas crier victoire car beaucoup reste à faire. Vous n’êtes pas sans savoir la précarité de notre Centre de Santé et de la dégradation de l’éducation des jeunes du village. Nous devons réfléchir ensemble sur des projets qui nous permettront d’améliorer la situation. Nous ne devons pas avoir peur d’échouer, nous devons plutôt avoir peur de ne pas pouvoir continuer le combat. Nous ne devons pas non plus avoir peur d’opposer nos idées, nous devons avoir peur de nous heurter les uns les autres. J’invite toutes les associations de notre village à travailler main dans la main pour relever les défis auxquels nous faisons face.
Je profite de cette occasion pour vous annoncer que j’ai crée une organisation à but non-lucratif nommée DEHA (Damaaw Education and Heath Association). La dite association a été incorporée sous le British Columbia Society Act., donc reconnue par le gouvernement canadien. J’ai crée cette association avec l’aide de mes anciens collègues de travail de l’Hôpital Saint Paul de Vancouver. Cette association comme son non l’indique veut intervenir dans les domaines de la santé et de l’éducation dans les pays africains, en particulier en Mauritanie. Nous avons naturellement choisi Bababé et environ comme l’épicentre de nos actions. Le bureau a été désigné par vote en Septembre dernier à la suite du quel la tâche du président m’a été confiée. Je suis entouré de personnes qui ne connaissent pas Bababé, mais qui partagent mes convictions et qui sont animées par une très grande volonté de contribuer au développement de notre village. Au nom de DEHA et à mon nom personnel, je tends la main à toute personne ou groupe de personnes (associations) qui souhaiteraient travailler avec nous pour le seul objectif de contribuer au développement de Bababé. Le site internet de notre association est en construction, mais vous pouvez voir un avant goût de nos objectifs en visitant le lien suivant : http://damaaw.wordpress.com/
Avant de terminer, je voudrais saisir cette opportunité pour vous présenter mes vœux de bonne et heureuse année 2010. Que ce nouvel an apporte de la joie dans vos foyers et renforce notre conviction pour un Bababé uni pour le bien être de tous.
Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai quitté la ville de Vancouver depuis Août dernier. Je travaille maintenant au Laboratoire National de la Génétique du virus du SIDA à l’Agence de la Santé Publique du Canada, à Ottawa. Vous trouverez mes coordonnées en bas de la page.
Je vous remercie.
Dr. Alhousseynou Sall
Prix Koyle / L’homme de l’Année 2009/Bababé

Koyle décerne le prix de l’homme de l’Année 2009/Bababé à Docteur Sall Alhousseiny
dit Mamoudou Rackiel.
Doct Sall s’est illustré en 2009 par la réalisation de son projet de réfection de l’école1 de Bababé. L’initiative lancée en juin 2008 par son cri du cœur « l’école de Bababé en ruine « a porté ses fruits . L’école est réfectionnée, elle devenue fréquentable et digne d’une école qui a formé de nombreux cadres du village.
Le projet ne serait pas réalisable sans la participation de certains donateurs de la diaspora Bababoise, notamment l’ABSD (l’association Bababoise pour la solidarité et le développement) qui a organisé le 16 Mai 2009 à cesson (France) une » journée d’action pour l’école 1 de Bababé «.
Mention spéciale à la Mairie de Bababé.
« Tous pour le développement de Bababé « Notre slogan pour l’année 2010.
BAVO DOCTEUR SALL
Publié par koyle à l'adresse 4:32 AM
Réaction du Dr. Sall Alhousseynou à l'appel lancé par les autorités mauritaniennes à l'endroit des médecins mauritaniens expatriés

Avoir de la santé, c'est vivre heureux selon le monde ; N'en point avoir, ce n'est pas vivre, c'est mourir tous les jours." Citation Jacques-Paul Migne ; extrait des Orateurs sacrés-1845. Le peuple mauritanien n’a pas de la santé, c’est donc un peuple mourant.
J’ai lu hier soir sur cridem.org, l’appel pressant lancé par les nouvelles autorités de Nouakchott à l'endroit des médecins mauritaniens établis à l'étranger. Je suis mauritanien, je suis Docteur en virologie moléculaire et je travaille à l’Agence de la Santé Publique du Canada dans le Laboratoire National de la Génétique du virus du SIDA. De ce fait, je suis directement concerné par cet appel. Je voudrais ici faire part à mes collègues mauritaniens et à tous mes compatriotes, de ma réaction à cet appel.
Je voudrais avant tout, exprimer à Monsieur le Président de la république et à Monsieur le Ministre de la santé, mes très respectueuses salutations et mes vœux les plus sincères de bonne année. Cet appel réveillera sans doute, une fierté chez de nombreux collègues mauritaniens travaillant actuellement en dehors du pays. Personnellement, cet appel m’a donné le sentiment d’être utile pour ma nation. J’ai pourtant été sollicité dans différents pays, comme les Etats unis, la France, le Canada, la Chine, l’Arabie Saoudite et bien d’autres. Par des laboratoires de recherche qui ont reçu mon curriculum, ou qui ont lu mes travaux publiés dans des journaux scientifiques, et ont jugé que mes modestes compétences pourraient leurs être utiles. Etre sollicité pour ses compétences est forcément une chose valorisante, ne serait-ce que d’être utile à quelque chose. Il l’est d’autant plus que l’appel vient du président. Combien de cadres mauritaniens expatriés rêvent de trouver une opportunité de rentrer travailler dans leur pays? Combien de médecins, de chercheurs, d’ingénieurs ou de travailleurs hautement qualifiés ont fuit notre pays pour offrir leurs compétences ailleurs?
Le débat sur le retour des cadres dans leur pays est ouvert depuis des années. Tout le monde est d’accord sur le fait que la Mauritanie ne peut compter que sur ses fils pour sortir de son sous développement. Il importe tout de même de rappeler les raisons qui ont contraints ces cadres à l’exil. C’est ce que je cherche à faire ici, en prenant mon cas pour un exemple.
Quand j’ai quitté la Mauritanie il y a un peu plus d’une décennie, avec un diplôme de Maîtrise et une bourse d’études dans la poche, mon plan de carrier était clairement dessiné dans ma tête. Je partais avec l’idée de m’instruire dans de meilleures conditions possibles, pour ensuite revenir travailler dans mon pays. J’ai compris par la suite que cette promesse était difficile à tenir dans un pays qui n’offre aucune garantie d’insertion aux diplômés. Après ma graduation en 2004, j’ai été rattrapé par la triste réalité que connaissent beaucoup de jeunes mauritaniens, qu’est la peur de retourner.
Quand un jeune diplômé pense à sa famille qu’il a laissée derrière lui et qui vit dans une misère noire, quand il pense à ses parents vieillissants, malades et affamés, l’idée de retourner est très vite enterrée. Ne retournent alors que ceux qui peuvent compter sur des « bras-longs» capables de leurs décrocher du travail. D’autant plus que dans notre Mauritanie des années précédentes - et peut être même celle d’aujourd’hui- la compétence seule ne suffisait pour obtenir du travail. Il parait qu’un fils de cultivateur ne pouvait pas aspirer à un poste digne de son titre de docteur ou d’ingénieur. Peu importe la brillance de ses études et les distinctions qui ont orné son parcours, ses diplômes n’ont aucune valeur devant celui d’un fils de cadre, qui lui, n’a même pas le besoin de concourir. J’ose croire que ce temps est révolu dans notre Mauritanie d’aujourd’hui ?
Ceux qui ne disposaient pas de bras- longs étaient laissés à eux-mêmes et devaient tout simplement se débrouiller. Au lieu de revenir en Mauritanie, passer des années à essuyer les pompes des recruteurs, ils choisissent l’exil. Ils choisissent de se tourner vers des horizons où leurs compétences sont valorisées. Certains tentent de rester dans les pays qui les ont formés, d’autres immigrent vers d’autres pays d’accueil en attendant des jours meilleurs. Dois-je espérer que les jours meilleurs dont beaucoup rêvaient sont enfin arrivés en Mauritanie ? C’est ce que semble me signifier l’appel lancé par les autorités de notre pays…
Pour revenir sur le cas de médecins, il faut savoir qu’exercer ce métier dans notre pays n’est pas chose facile. Je ne mets pas en doute les compétences de mes collègues médecins qui travaillent en Mauritanie, j’en connais qui font un travail irréprochable. Mais ces courageux « soldats du bien-être » se plaignent de leur situation qui se détériore de jour en jour. Les conditions de travail sont d’une médiocrité inquiétante à cause d’un manque criant de moyens. Certains de nos hôpitaux sont devenus des mouroirs pour les pauvres, qui ne peuvent pas s’offrir le luxe de se faire consulter dans des cliniques privées. Ceux qui disposent de moyens, se font soigner dans des hôpitaux étrangers. Les hôpitaux du Maroc, de la Tunisie, du Sénégal et de la France accueillent un nombre croissant de patients mauritaniens chaque année. Pourtant dans ces mêmes hôpitaux, nos patients sont souvent pris en charge par des médecins qui ont été formés dans les mêmes universités que leurs collègues mauritaniens. Un paradoxe n’est-ce pas ?
La volonté du Président, et de son équipe, de mieux valoriser les conditions matérielles et l’environnement de travail dans nos hôpitaux, constitue un élément incontournable pour convaincre nos médecins expatriés de revenir travailler dans le pays. Il est bien évident qu’un professionnel de santé qui a goûté aux délices de travailler dans des hôpitaux de grandes renommées, avec des outils technologiques modernes, aura bien du mal à s’adapter à la précarité de nos centres de soins, où même se procurer une paire de gants est un luxe. C’est peut être trop tôt de demander un laboratoire de niveau 4 pour l’hôpital National de Nouakchott, mais, je pense que cette structure a besoin du minimum sans lequel les patients ne seront soignés que de façon approximative. Sans des conditions matérielles satisfaisantes dans nos hôpitaux, la santé que les autorités veulent offrir aux mauritaniens ne sera qu’illusion. Le seul retour des médecins ne pourra garantir de meilleurs soins et je pense que les autorités l’ont bien compris. D’ailleurs, c’est à cause du manque de moyens, que de nombreux médecins qui avaient eu la courageuse décision de rentrer au pays après leurs formations, sont repartis travailler à l’étranger.
Je ne pourrais me passer de parler de la recherche médicale, indissociable du travail des médecins. Là aussi notre pays est très loin derrière. Je n’ai pas la prétention de nous comparer à la France ou au Canada ; ce serait trop demander, mais il nous reste un long chemin à parcourir. Il y’a quelques années, j’avais effectué un stage au Centre National de Transfusion Sanguine de Tunis. Mes trois années d’expérience dans ce centre, m’ont permis de me rendre compte à quel point notre pays est en retard. J’ai eu le même constat quand j’ai visité des centres de santé au Sénégal.
Nous manquons d’initiatives et notre pays ne semble pas vouloir s’ouvrir au monde de la recherche et de s’impliquer de façon sérieuse. J’ai assisté à de nombreuses conférences internationales, et force est de constater que notre pays est absent. Pour le vérifier, il suffit de jeter un coup d’œil sur des sites internet (pubmed.com, par exemple), qui diffusent les résultats de recherche en santé dans le monde. Sur ces sites, des travaux impliquant la Mauritanie se comptent sur le bout des doigts. C’est d’ailleurs à cause de cette carence, qu’il est impossible de se procurer des informations conséquentes sur une quelconque pathologie dans la population mauritanienne. Les prévalences des maladies sont pour la plupart méconnues et celles qui sont chiffrées, ne le sont que de façon approximative. Qui pourrait me donner la prévalence exacte du VIH/SIDA en Mauritanie? Je défis tout médecin qui prétendrait connaitre avec précision la prévalence actuelle des hépatites virales sur notre territoire. Sans des données exactes, la surveillance des ces infections ne sera possible.
Notre terrain est pourtant propice à la recherche. De nombreux pays en développement ont compris la nécessité d’impliquer leurs scientifiques (médecins, chercheurs, ingénieurs…) dans des collaborations avec les pays développés. Une manière simple et efficace de faire de la recherche sans dépenser de l’argent. Les bailleurs de fonds encouragent ces collaborations et mettent en œuvre de gros moyens pour les soutenir. Malheureusement, notre pays ne semble pas comprendre que le bénéfice que cela pourrait apporter à notre système de santé est bien réel. Juste à titre d’exemple, je travaille avec des médecins-chercheurs qui sont originaires de pays en voie de développement, avec la volonté des autorités de leurs pays d’origines et le soutien de nos équipes de recherche, nous avons pu établir des projets de collaborations élégants qui ont donné des résultats très intéressants. J’ai personnellement initié des projets de recherche avec mon ancien laboratoire en Tunisie, avec le Mozambique, et bien d’autres pays encore. Les valeurs de nos résultats sont d’une importance capitale aux vus de ces pays. Cependant toutes mes tentatives de collaborations avec la Mauritanie se sont soldées par des échecs. Depuis plusieurs années, je me bats, en vain. J’ai l’impression que ma chère patrie ne veut pas de moi et ne s’intéresse guère à ma contribution. J’ai voulu prouver à mon pays que malgré une satisfaction professionnelle, de meilleures conditions d'emploi et une bonne rémunération dont je bénéficie ici au Canada, je n’ai jamais perdu mon ambition de participer au développement de ma patrie. Mais mon souhait d’aller encore plus loin dans la recherche médicale et le dévouement que j’ai pour mon métier de chercheur n’altérera en rien l’amour que j’ai pour mon pays. Je suis persuadé que beaucoup d’autres collègues expatriés partagent avec moi ce sentiment.
Avant de terminer, je salue une fois de plus cette belle initiative lancée par les autorités de Mauritanie. Je pense que leur appel porte un réel espoir, aussi bien pour la population mauritanienne, que pour nos médecins expatriés qui désirent prêter main forte à notre système de santé bien défaillant. Je ne doute nullement de la volonté de notre gouvernement de vouloir améliorer les conditions de travail dans les hôpitaux et je souhaite que cette entreprise soit couronnée de succès.
Je vous remercie de votre attention.
Dr. Alhousseynou Sall
National HIV and Retrovirology Laboratories
Public Health Agency of Canada
LCDC Building
100 Eglantine Driveway
Tunney's Pasture
Ottawa, ON, K1A0K9
Canada
Sunday, April 26, 2009
JOURNEE D'ACTION POUR L'ECOLE I DE BABABE A CESSON (FRANCE)
Bababoises, Bababois et amis de Bababé,
Tous se rappellent du cri d’alarme du Dr SALL de Vancouver, révolté par l’état de délabrement innommable d’une école de Bababé. Et quelle école ! L’Ecole 1, celle-là même vers laquelle nos souvenirs d’enfance les plus fabuleux nous renvoient tous ou presque. Là nous avons appris à lire, à écrire et à compter avant de devenir des ingénieurs et des docteurs es-quelque-chose pour la plupart d’entre nous, aujourd’hui.
Nous avons tous réagi, animés par la même révolte et impatients de voir ce cri d’alarme se transformer en cri d’espoir.
L’ABSD (l’Association Bababoise pour la Solidarité et le Développement) n’est pas en reste. Aussi vous invite-elle le 16 mai 2009 à partir de 10h à participer à la journée d’action pour l’Ecole 1 de Bababé qu’elle organise à Cesson à la Salle de la Forêt (Av. de la Zibeline, Cesson Vert Saint Denis, 77240 Cesson).
Pour s’y rendre à partir de Paris cliquez sur les liens ci-dessous en fonction de votre mode de transport:
· en transports en commun cliquez ici
· en voiture cliquez ici
La recette sera exclusivement destinée à la reconstruction de cette école chère à notre cœur.
Venez nombreux en famille pour l’école 1. Le programme de la journée est le suivant :
· 10h30 : Exposition de photos de l'école (durée jusqu’à 18h00)
· 10h30 : Exposition et vente de livres d’anciens élèves de l’école 1 de Bababé Oumar Moussa BA et Abdoul Ali WAR parmi d’autres livres d’écrivains mauritaniens (durée jusqu’à 18h00)
· Séance d’autographes des écrivains présents
· Vente tee-shirts pour le compte de l'école 1 de Bababé
· 11h30 : Contes et devinettes
· 12h45 Restauration (Au menu Yassa Poulet, Fataye et Sandwiches aux mergueses (prix à partir de 4€)
· 14h15 : l'Histoire de l'école 1
· 14h35 : Reconstitution d’une salle de classe de l'école
· 15h00 : Avis et commentaires du public sur les conditions
· 15h20 : Anecdotes et souvenirs d'anciens élèves de l'école 1
· 16h00 : Projets et perspectives Comité de jumelage et ABSD
· 17h00 : Défilé en habits traditionnel
· 17h30 : Séance de Jambé et Tikitingaam
· 18h00 : Fermeture de la journée en musique avec Mama Dem
Pour tout complément d’informations, merci de contacter Yero BAAL par courriel : baalyero@free.fr ou par tél. au 06 25 22 82 41 et au 01 69 43 74 55
Transmis par Yero Baal
Tous se rappellent du cri d’alarme du Dr SALL de Vancouver, révolté par l’état de délabrement innommable d’une école de Bababé. Et quelle école ! L’Ecole 1, celle-là même vers laquelle nos souvenirs d’enfance les plus fabuleux nous renvoient tous ou presque. Là nous avons appris à lire, à écrire et à compter avant de devenir des ingénieurs et des docteurs es-quelque-chose pour la plupart d’entre nous, aujourd’hui.
Nous avons tous réagi, animés par la même révolte et impatients de voir ce cri d’alarme se transformer en cri d’espoir.
L’ABSD (l’Association Bababoise pour la Solidarité et le Développement) n’est pas en reste. Aussi vous invite-elle le 16 mai 2009 à partir de 10h à participer à la journée d’action pour l’Ecole 1 de Bababé qu’elle organise à Cesson à la Salle de la Forêt (Av. de la Zibeline, Cesson Vert Saint Denis, 77240 Cesson).
Pour s’y rendre à partir de Paris cliquez sur les liens ci-dessous en fonction de votre mode de transport:
· en transports en commun cliquez ici
· en voiture cliquez ici
La recette sera exclusivement destinée à la reconstruction de cette école chère à notre cœur.
Venez nombreux en famille pour l’école 1. Le programme de la journée est le suivant :
· 10h30 : Exposition de photos de l'école (durée jusqu’à 18h00)
· 10h30 : Exposition et vente de livres d’anciens élèves de l’école 1 de Bababé Oumar Moussa BA et Abdoul Ali WAR parmi d’autres livres d’écrivains mauritaniens (durée jusqu’à 18h00)
· Séance d’autographes des écrivains présents
· Vente tee-shirts pour le compte de l'école 1 de Bababé
· 11h30 : Contes et devinettes
· 12h45 Restauration (Au menu Yassa Poulet, Fataye et Sandwiches aux mergueses (prix à partir de 4€)
· 14h15 : l'Histoire de l'école 1
· 14h35 : Reconstitution d’une salle de classe de l'école
· 15h00 : Avis et commentaires du public sur les conditions
· 15h20 : Anecdotes et souvenirs d'anciens élèves de l'école 1
· 16h00 : Projets et perspectives Comité de jumelage et ABSD
· 17h00 : Défilé en habits traditionnel
· 17h30 : Séance de Jambé et Tikitingaam
· 18h00 : Fermeture de la journée en musique avec Mama Dem
Pour tout complément d’informations, merci de contacter Yero BAAL par courriel : baalyero@free.fr ou par tél. au 06 25 22 82 41 et au 01 69 43 74 55
Transmis par Yero Baal
Monday, March 16, 2009
UNE CARAVANE MEDICALE, OUI, MAIS UNE RECONCILIATION D’ABORD !!!
Chers membres de l’Organisation pour le Développement de Bababé (ODB). Chers membres de Fedde Pinal Sukaabe Looti (FPSL). Mes chers frères et sœurs de Bababé
Héraclite, un philosophe grecque (VI siècle avant JC) avait dit : « Les Hommes éveillés n’ont qu’un monde, mais les hommes endormis ont chacun leur monde ». Alors devons-nous rester endormis ?
Vous vous souvenez tous encore de la Caravane Médicale de Bababé du mois d’Août dernier. Je suis revenu de Bababé il y a environ deux semaines et TOUT LE MONDE EN PARLE encore. Du plus petit au plus grand, tout Bababé en garde un merveilleux souvenir. Beaucoup ont manifesté leur souhait de voir cette caravane chaque année. Une preuve de plus que cette action de bienfaisance est saluée par tous. Tout le monde est d’accord qu’elle est à encourager n’est-ce pas ?
Cependant, à côté de cette bonne impression qu’elle a laissée, cette caravane a fait naitre de sérieux problèmes au sein de notre village. En effet, un climat de tensions règne entre les deux principaux organisateurs de la dite caravane, à savoir l’Organisation pour le Développement de Bababé (ODB) et Fedde Pinal Sukaabe Looti (FPSL). Comme beaucoup le savent déjà, ces associations qui depuis toujours œuvrent pour le bien être de notre village, ont fourni des efforts gigantesques pour l’organisation de cet événement. Je profite de cette occasion leur rendre un hommage bien mérité. Mais, depuis plus de huit mois, des gens se livrent à une bataille sans merci. Beaucoup parmi vous ont reçu dans leurs boites e-mails des courriels d’ « Attaque » et de « Contre-attaque ». Des messages qui contiennent souvent (pas tous) des propos calomnieux envers les uns ou les autres. Si je n’ai jamais voulu ni diffuser ces e-mails, ou même y apporter un quelconque commentaire, ce n’est pas parce que je n’ai rien à dire, mais c’est plutôt parce que je voulais prendre le temps de comprendre. Après tout, je juge trop facile de se cacher derrière un clavier d’ordinateur et de balancer des propos du genre. Nous sommes une famille, nous devons régler nos problèmes dans le calme et le respect mutuel. Comme le disait l’autre, « le linge sale se lave en famille ». Si c’est vrai que nous avons cette volonté de laver ce linge, il importe de s’assoir et de discuter sans se heurter. Ces combats virtuels ne vont jamais rien résoudre, car chacun peut interpréter ce qu’il reçoit de la façon qui l’arrange. Si aujourd’hui ces deux associations qui, malgré leur objectif commun en sont arrivées là, c’est parce qu’il y’a une mésentente. Il est alors impératif qu’elles puissent s’assoir et discuter pour crever cet abcès qui risque de fragiliser ce beau travail qu’elles ont commencé ensemble. Je ne doute pas de leur volonté partagée de travailler pour le développement Bababé, mais j’ai peur que cela ne soit possible dans le climat actuel. Il va falloir d’abord commencer par calmer les esprits et se pardonner des erreurs commises de part et d’autre. Je compte sur la délicatesse leurs présidents (Mr. Ball et Mr. Dem) pour rétablir le dialogue.
Bababé est notre village et tous les membres de ces associations ne sont autres que nos frères et sœurs. Nous ne devons pas rester indifférents à ce conflit qui les déchire et qui risque de détruire ce que nous avons commencé à bâtir. Ces deux associations portent un immense espoir pour la jeunesse, les laisser s’effondrer, c’est assurer une mort certaine de notre village. Le fait de ne pas être membre de l’une ou de l’autre des associations, comme c’est le cas pour moi, ne devrait pas empêcher de partager leur noble combat. C’est d’ailleurs pour cette raison que je leur renouvelle mon entière disponibilité. Je répondrai toujours à leurs appels quand les moyens et le temps me le permettront. Mais mon souhait le plus grand aujourd’hui c’est de les voir s’unir avec une volonté réelle de travailler. Il faut éviter de rentrer dans ce jeu. Rien ne sert de continuer à se renvoyer la faute et chacun doit accepter sa part de responsabilité dans ce conflit. Nul ne peut prétendre être infaillible. Le plus sage serait alors celui ou celle qui accepte de reconnaitre ses erreurs et qui saurait pardonner celles des autres. Nous ne sommes que des bouts d’Hommes qui tentent bien que mal de venir en aide à notre village démuni et laissé à lui-même sans soins, ni écoles, et j’en passe. Arrêtons alors ces conflits inutiles qui nous retardent. Regardons de l’avant car le chemin reste long. Une association comme l’indique le nom devrait promouvoir l’unité et non le contraire. Rappelons aussi qu’une association est un groupe de personnes. Je peux comprendre qu’une personne soit animée d’une volonté de nuire (je reprends l’expression de l’autre), mais je ne pense pas que cette motivation puisse être partagée par tous ses membres. De ce fait, cherchons à discuter et évitons d’agir sur l’effet de masse qui ne mènera à rien. N’oublions pas que chacun de nous est doté d’un cerveau qu’il ne partage avec personne, et puisque c’est ce cerveau qui guide nos pensées, il n’est pas étonnant que nos pensées divergent. Mais il ne faut pas perdre de vu que nous partageons le même objectif : LE DEVELOPPEMENT DE BABABE. Je peux comprendre que des gens n’arrivent pas à s’entendre sur une façon de faire ou d’entreprendre des choses, mais je ne comprends pas que deux associations qui partagent les mêmes objectifs en arrivent à se tourner le dos.
Certains trouvent la situation normale et préfèrent vivre avec, moi, je préfère que les gens se réconcilient et ce pour le bien de tout le monde. Certes, des conflits du genre ont toujours existé dans notre village, mais n’avons pas besoin d’hériter des ces pratiques vieillottes. Nos anciens avaient peut être leur raison de se battre, pour un oui ou pour un, mais nous ne faisons pas partie de cette vieille génération. Notre génération est une génération moderne, éduquée, cultivée, dynamique et ouverte sur ce qui se passe dans le monde. Une génération qui doit prendre conscience que c’est l’union qui fait la force et c’est cette union que nous devons tous réclamer.
Pour ceux qui veulent comprendre l’origine du problème entre les deux associations, je leur dirais qu’il n’y a rien à comprendre. Le problème se résume en trois mots : MANQUE-DE-DIALOGUE. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec un membre de confiance de chacune des deux associations et je trouve une volonté partagée de réconciliation. J’invite les deux associations à revoir leurs positions et essayer de rediscuter sur l’organisation de la prochaine caravane. Il faut trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard. Sachez bien qu’en travaillant main dans la main, nous arriverons à des résultats bien meilleurs.
Mes chers frères et sœurs, ne restons pas endormis. Soyons éveillés et partageons nos mondes.
Très sincères salutations.
Vancouver le 15 Mars 2009
Sall Alhousseynou
Héraclite, un philosophe grecque (VI siècle avant JC) avait dit : « Les Hommes éveillés n’ont qu’un monde, mais les hommes endormis ont chacun leur monde ». Alors devons-nous rester endormis ?
Vous vous souvenez tous encore de la Caravane Médicale de Bababé du mois d’Août dernier. Je suis revenu de Bababé il y a environ deux semaines et TOUT LE MONDE EN PARLE encore. Du plus petit au plus grand, tout Bababé en garde un merveilleux souvenir. Beaucoup ont manifesté leur souhait de voir cette caravane chaque année. Une preuve de plus que cette action de bienfaisance est saluée par tous. Tout le monde est d’accord qu’elle est à encourager n’est-ce pas ?
Cependant, à côté de cette bonne impression qu’elle a laissée, cette caravane a fait naitre de sérieux problèmes au sein de notre village. En effet, un climat de tensions règne entre les deux principaux organisateurs de la dite caravane, à savoir l’Organisation pour le Développement de Bababé (ODB) et Fedde Pinal Sukaabe Looti (FPSL). Comme beaucoup le savent déjà, ces associations qui depuis toujours œuvrent pour le bien être de notre village, ont fourni des efforts gigantesques pour l’organisation de cet événement. Je profite de cette occasion leur rendre un hommage bien mérité. Mais, depuis plus de huit mois, des gens se livrent à une bataille sans merci. Beaucoup parmi vous ont reçu dans leurs boites e-mails des courriels d’ « Attaque » et de « Contre-attaque ». Des messages qui contiennent souvent (pas tous) des propos calomnieux envers les uns ou les autres. Si je n’ai jamais voulu ni diffuser ces e-mails, ou même y apporter un quelconque commentaire, ce n’est pas parce que je n’ai rien à dire, mais c’est plutôt parce que je voulais prendre le temps de comprendre. Après tout, je juge trop facile de se cacher derrière un clavier d’ordinateur et de balancer des propos du genre. Nous sommes une famille, nous devons régler nos problèmes dans le calme et le respect mutuel. Comme le disait l’autre, « le linge sale se lave en famille ». Si c’est vrai que nous avons cette volonté de laver ce linge, il importe de s’assoir et de discuter sans se heurter. Ces combats virtuels ne vont jamais rien résoudre, car chacun peut interpréter ce qu’il reçoit de la façon qui l’arrange. Si aujourd’hui ces deux associations qui, malgré leur objectif commun en sont arrivées là, c’est parce qu’il y’a une mésentente. Il est alors impératif qu’elles puissent s’assoir et discuter pour crever cet abcès qui risque de fragiliser ce beau travail qu’elles ont commencé ensemble. Je ne doute pas de leur volonté partagée de travailler pour le développement Bababé, mais j’ai peur que cela ne soit possible dans le climat actuel. Il va falloir d’abord commencer par calmer les esprits et se pardonner des erreurs commises de part et d’autre. Je compte sur la délicatesse leurs présidents (Mr. Ball et Mr. Dem) pour rétablir le dialogue.
Bababé est notre village et tous les membres de ces associations ne sont autres que nos frères et sœurs. Nous ne devons pas rester indifférents à ce conflit qui les déchire et qui risque de détruire ce que nous avons commencé à bâtir. Ces deux associations portent un immense espoir pour la jeunesse, les laisser s’effondrer, c’est assurer une mort certaine de notre village. Le fait de ne pas être membre de l’une ou de l’autre des associations, comme c’est le cas pour moi, ne devrait pas empêcher de partager leur noble combat. C’est d’ailleurs pour cette raison que je leur renouvelle mon entière disponibilité. Je répondrai toujours à leurs appels quand les moyens et le temps me le permettront. Mais mon souhait le plus grand aujourd’hui c’est de les voir s’unir avec une volonté réelle de travailler. Il faut éviter de rentrer dans ce jeu. Rien ne sert de continuer à se renvoyer la faute et chacun doit accepter sa part de responsabilité dans ce conflit. Nul ne peut prétendre être infaillible. Le plus sage serait alors celui ou celle qui accepte de reconnaitre ses erreurs et qui saurait pardonner celles des autres. Nous ne sommes que des bouts d’Hommes qui tentent bien que mal de venir en aide à notre village démuni et laissé à lui-même sans soins, ni écoles, et j’en passe. Arrêtons alors ces conflits inutiles qui nous retardent. Regardons de l’avant car le chemin reste long. Une association comme l’indique le nom devrait promouvoir l’unité et non le contraire. Rappelons aussi qu’une association est un groupe de personnes. Je peux comprendre qu’une personne soit animée d’une volonté de nuire (je reprends l’expression de l’autre), mais je ne pense pas que cette motivation puisse être partagée par tous ses membres. De ce fait, cherchons à discuter et évitons d’agir sur l’effet de masse qui ne mènera à rien. N’oublions pas que chacun de nous est doté d’un cerveau qu’il ne partage avec personne, et puisque c’est ce cerveau qui guide nos pensées, il n’est pas étonnant que nos pensées divergent. Mais il ne faut pas perdre de vu que nous partageons le même objectif : LE DEVELOPPEMENT DE BABABE. Je peux comprendre que des gens n’arrivent pas à s’entendre sur une façon de faire ou d’entreprendre des choses, mais je ne comprends pas que deux associations qui partagent les mêmes objectifs en arrivent à se tourner le dos.
Certains trouvent la situation normale et préfèrent vivre avec, moi, je préfère que les gens se réconcilient et ce pour le bien de tout le monde. Certes, des conflits du genre ont toujours existé dans notre village, mais n’avons pas besoin d’hériter des ces pratiques vieillottes. Nos anciens avaient peut être leur raison de se battre, pour un oui ou pour un, mais nous ne faisons pas partie de cette vieille génération. Notre génération est une génération moderne, éduquée, cultivée, dynamique et ouverte sur ce qui se passe dans le monde. Une génération qui doit prendre conscience que c’est l’union qui fait la force et c’est cette union que nous devons tous réclamer.
Pour ceux qui veulent comprendre l’origine du problème entre les deux associations, je leur dirais qu’il n’y a rien à comprendre. Le problème se résume en trois mots : MANQUE-DE-DIALOGUE. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec un membre de confiance de chacune des deux associations et je trouve une volonté partagée de réconciliation. J’invite les deux associations à revoir leurs positions et essayer de rediscuter sur l’organisation de la prochaine caravane. Il faut trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard. Sachez bien qu’en travaillant main dans la main, nous arriverons à des résultats bien meilleurs.
Mes chers frères et sœurs, ne restons pas endormis. Soyons éveillés et partageons nos mondes.
Très sincères salutations.
Vancouver le 15 Mars 2009
Sall Alhousseynou
Wednesday, September 24, 2008
L’ECOLE DE BABABE : LES FEMMES DE BABABE DE FRANCE SE DISENT CONCERNEES
Les femmes de Bababé de France ont fait un don de 500 euros pour leur participation au projet de réfection de notre école. Cette somme m’a été remise par leur Trésorière Générale Mademoiselle Bâ Aissata dite Thillo, lors de mon séjour à Paris. Comme tous les donateurs, ces femmes, toujours par la voix de Mademoiselle Bâ, ont manifesté leur souhait de voir cet argent utilisé pour l’école.
Pour ceux qui ,comme moi n’avaient jamais entendu parler de cette association. Aissata Bâ a le plaisir de vous la présenter ici en quelques lignes : « l’Association des Femmes de Bababé de France est une association, qui comme l’indique son nom, regroupe des femmes en majorité originaires de Bababé. En parallèle à l’association, ces femmes ont également organisé des « tours » à l’occasion desquels elles se réunissent tous les mois et reçoivent à tour de rôle. Ces « tours » leur permettent de se retrouver à d’apprendre à mieux se connaître ainsi que de partager des moments agréables dans une atmosphère qui rappelle celle du pays ».
Ce geste montre donc la volonté des femmes de notre village de participer au développement de notre communauté. Je pense qu’il est important qu’elles soient davantage impliquées dans nos projets.Merci.
Alhousseynou Sall
Vancouver, Canada.
Tuesday, September 23, 2008
LE VIH/SIDA EN MAURITANIE : INTERVIEW D’UNE BATTANTE
Je m’appelle Fatimata Ball, je suis infirmière de formation. Actuellement je travaille au niveau du Secrétariat Exécutif National de lutte contre le VIH Sida. Je suis chargée de l’animation et du suivi des activités de mise en œuvre au profit des personnes vivant avec le VIH.Les spécificités de la Mauritanie c’est que c’est une république islamique. Le poids de l’Islam est très important. Il y a un très bon coté qui fait qu’il faut donner des droits à tout être humain y compris les personnes vivant avec le VIH : droit d’assistance, de prise en charge. Mais aussi il y a des faiblesses, comme par exemple on ne peut parler facilement de la sexualité ou des préservatifs. Et puis au niveau de la Mauritanie A.V, on a un taux de moins d’un pourcent. Donc le VIH n’est pas ressenti vraiment par la population comme un problème vital. Au niveau familial c’est la peur de la contamination qui prédomine. Et le VIH est perçu comme le synonyme d’une mort imminente, et la personne vivant avec le VIH comme la source d’une dépense inutile. Voila comment les gens voyaient le VIH en gros, depuis quelques années et ça reste encore un peu dans la société.
On parle du VIH à la radio et à la télévision et à mon avis insuffisamment. Parce ce que je pense que c’est important dire aux personnes il y a le VIH, ça se transmet comme tel comme tel par des professionnels, c’est une chose. Mais aussi donner une dimension humaine au VIH en montrant les personnes qui vivent avec. Actuellement, en Mauritanie, il n’y a que deux personnes qui sont prêtes à le faire. Mais chaque fois que nous passons quelque part pour faire un témoignage, on voit très bien que les gens sont un peu sceptiques. On voit qu’ils ne croyaient pas vraiment à toutes ces choses qu’on leur racontait et après, ils sont beaucoup plus soulagés, ils sont beaucoup plus convaincus et ça les incite à aller se faire consulter. Le message passe plus rapidement et plus facilement.
Je fais des témoignages quand il y a des formations. Je leur parle du VIH. Je commence par dire que je vis avec, que mon mari vit avec le VIH, comment nous affrontons la maladie et comment ça a débuté. Toutes les difficultés que nous avons eues et ou nous en sommes aujourd’hui. J’explique qu’est ce que c’est que le VIH, comment ça se transmet et je cite les cas de discriminations, je leur donne des exemples en leur disant que tous le monde est touché et j’explique que le VIH ne se transmet pas par la main, ne se transmet pas par les habits, on peut manger avec cette personne, vivre dans la même maison, donc il n’y avait pas de raison de la rejeter.
Et que étant musulman aussi, parce qu’il faut toujours faire jouer cette fibre la aussi, étant musulman, on n’avait pas le droit de discriminer, c’est contre le principe de l’Islam. Et les gens pleurent quand on leur parle de cela, des cas de discrimination, des gens qui se sont laissés mourir parce qu’ils sont rejetés de leur famille. Je crois que moi je suis surtout très agressive quand j’en arrive à la discrimination et la stigmatisation. J’accuse toujours, j’accuse toujours la société, je leur dis qu’ils ont un rôle à jouer et qu’ils devraient jouer ce rôle la. Quand il y a des grands meetings, il m’arrive d’être invitée. Par exemple dans un stade ou j’ai été, j’ai parlé de la stigmatisation et de la discrimination, j’ai cité des cas. Il y a une vielle femme qui s’est levée qui m’a dit, moi j’ai une cousine qui a le VIH. Quand j’ai entendu cela, ça fait deux années, je ne suis pas partie la voir, quand je l’aperçois je change de trottoir. Mais demain, j’irai la voir je lui donnerai la main. C’est petit peut-être sur l’échelle nationale, mais c’est quelque chose d’important, c’est quelque chose de très positif. Et même au niveau de la famille aussi, on fait des interventions. Lors de visites à domicile, avec l’association Espoir et Vie, je vais voir les malades, les aider à en parler avec leur conjoint, leur conjointe, les inviter à se faire dépister, leur expliquer surtout comment se transmet le VIH parce que les gens ont surtout peur de la contagion, ils pensent que c’est contagieux. Au moment ou ils comprennent que ce n’est pas contagieux et que cette personne ne représente pas un danger, déjà on peut leur parler plus facilement. Mais on a quand même beaucoup de cas de discrimination et de stigmatisation liés au VIH. Même sur le plan d’héritage, il y a un cas qui est là que je n’arrive pas à régler du tout et je me suis vraiment cassé la figure c’est malheureux mais je pense que tant qu’on pourra pas s’adresser directement à la société via la télévision parce que ça, ça sera vraiment le moyen le plus sûr pour leur dire, voila moi je vis avec le VIH et ce n’est pas inscrit sur mon front, et je ne suis pas un danger pour la population. Le danger c’est vous, vous qui ignorez votre sérologie, vous qui devez faire attention, qui devez vous faire dépister d’abord pour votre sécurité et celle de votre famille. Moi j’ai besoin de vous, pour vivre. Des personnes comme moi ont besoin de votre solidarité, de votre affection et on peut vivre aussi avec le VIH, ce n’est pas le signe d’une mort imminente, on peut vivre avec, on peut servir à quelque chose. Et ça je pense que c’est très important, ça pourra avoir un impact positif.Le premier problème, c’est que le dépistage anonyme gratuit et volontaire ne marche pas très bien. Les gens ont peur d’aller se faire dépister parce qu’ils se disent qu’ils vont découvrir qu’ils sont malades parce qu’ils n’ont pas assez d’information sur la prise en charge. Et certains même disent que le VIH n’existe pas, c’est une invention. Donc c’est la que j’insiste pour dire qu’il faut qu’ils voient des personnes vivant avec le VIH. Il faut qu’ils les entendent pour être convaincus. Et il y a ceux qui refusent d’aller se faire dépister parce qu’ils ont peur des résultats, et ils pensent qu’une fois dépistés, ils vont être jetés. Il y a ceux qui pensent que quand on est dépisté, on va à l’hôpital, on reçoit des injections pour l’euthanasie. Il y a ceux qui pensent que les personnes vivant avec le VIH sont enfermées dans un hôpital et ne sortent plus jamais. Donc, pour vous dire que vraiment, coté sensibilisation, ça laisse encore à désirer.
Une fois qu’ils sont dépistés, y a qu’un centre de prise en charge médical, c’est à Nouakchott. Et ça, ça alourdit la prise en charge. Il faut venir de l’intérieur. Et pour venir il faut les moyens pour arriver jusqu’ici. Non seulement les transports, mais une fois ici encore, pour se payer un chambre ou des choses comme ca. Donc la personne, elle a du mal à venir, quand on l’aide à venir, elle a du mal à loger parce qu’elle voit que sa famille la rejette, et elle a peur de prendre des médicaments, elle a peur de venir souvent à Nouakchott pour que la famille ne comprenne pas qu’elle vit avec le VIH, elle a peur d’expliquer ça à son conjoint ou sa conjointe, à ses enfants ou bien à ses parents. Ca cause beaucoup de problèmes pour la prise en charge. Même si elle est gratuite, même si elle est la, elle est gratuite, il faut toujours être derrière leur dos, leur expliquer l’intérêt de l’observance, et aussi l’intérêt de partager leur sérologie avec leurs proches pour qu’ils puissent les aider à prendre les médicaments. Parce que quand la famille est dans la confidence, la personne, elle vit beaucoup mieux sa sérologie. Elle arrive à prendre ses médicaments aux heures qu’il faut, il y a toujours quelqu’un qui va lui rappeler « est-ce que tu as pris ton traitement ? ». Mais s’ils ne savent pas, ils vont toujours lui dire ; « qu’est-ce que tu prends ? Pourquoi tu prends tous ces médicaments la ? » Parce que les Mauritaniens sont très curieux.
Espoir et Vie s’occupe des visites à domicile, organise des groupes de parole, appuie à l’observance et puis l’achat des médicaments mais pas les ARV. C’est pour les infections opportunistes et autres par exemple les médicaments pour la gynécologie la pédiatrie, ou autres.
Espoir et Vie fait l’accompagnement, ils ont le financement du Fonds Mondial. Ils ont le financement des Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV) pour orphelins, ou il y a appui à la scolarité, appui à la nourriture, donc distribution des kits alimentaires, et en plus de cela il y a aussi la prise en charge médicale de ces OEV, Orphelins et Enfants Vulnérables, tous ça dans le cadre du fonds Mondial.
Ca commence, vraiment, mais ça reste encore parce qu’il y a beaucoup de malades, ça ne fait qu’augmenter. Avant c’était la prise en charge de 600 PVVIH, 600 OEV qu’on avait vu mais maintenant les malades sont à 1,500 et quelque. Donc ça augmente beaucoup.
Et il y a lieu vraiment d’augmenter la prise en charge, de mettre un accent très fort sur ça et sur le dépistage aussi parce que quand on voit il y a une personne qui est dépistée positive, on va voir ses parents aussi pour faire le plaidoyer, partager avec eux l’information et les inviter à se faire dépister. Une fois qu’ils sont dépistés la plupart sont dans des mauvais états physiques ou bien économiques. C’est des personnes qu’il faut assister, qu’il faut accompagner et il faut que les moyens soient là, il faut vraiment que tout soit mis en œuvre pour qu’on puisse aller jusqu’au bout. Au lieu de seulement découvrir quelque chose et laisser la personne en plan.
Il y a aussi les AVR bon ce n’était pas beaucoup c’était timide. La il y a le Fonds Mondial qui vient de donner les AVR on n’a pas encore commencé. J’espère que vraiment ça ciblera vraiment les vrais bénéficiaires parce ce que parmi les bénéficiaires il y en a encore qui sont plus que vulnérables qu’il faut assister, les aider à reprendre une vie, une activité professionnelle à vivre dignement de cela au lieu de continuer à trainer de gauche à droit ou à tendre la main.
Source : http://www.theglobalfund.org/EN/in_action/mauritania/hiv1/
Friday, September 19, 2008
COMPTE RENDU SUR L'EVOLUTION DU PROJET DE L'ECOLE DE BABABE
Chers compatriotes,
Mon séjour à Bababé a été très court, et j’ai consacré une grande partie de mon temps dans les activités des 72 heures médicales. Cela pourrait être difficile à admettre pour certains, mais croyez moi, nous avons travaillé plus que trois jours. Nous étions sollicités même après l’événement - les autres collègues peuvent le témoigner-. Dans ces conditions, je ne pouvais pas prétendre me lancer dans des travaux de réfection de l’école au risque de ne pas tenir à mon engagement. C’est pour cette raison que je n’ai pas demandé à Ball Ibrahima (dit Bass Ball) de m’envoyer l’argent de la collecte du Canada, comme convenu. Et, j’ai fini par garder les fonds que j’avais reçus de la France (la participation de l’Association des Femmes de Bababé en France et les dons de quelques autres personnes en qui avaient décidé de donner leurs participations sans attendre la décision de l’ABSD).
Malgré mon emploi du temps très chargé, j’ai pu rencontrer les personnes qu’on m’avait recommandées. Je me suis d’abord entretenu avec Mr. Diallo Saydou qui m’a rappelé que la situation de l’école ne s’est pas améliorée, et qu’au contraire elle s’empire de jour en jour. Il m’a renouvelé tout son engagement et sa disponibilité.
Par la suite, j’ai rencontré Mr. Ba Aboubecky (dit Abou Diouma). Notre entretien a eu lieu à son bureau en présence d’autres personnes dont Mr. Abega et Mr. Amadou Ly (d’autres personnes étaient présentes aussi, je ne me souviens plus des noms). Il m’a semblé tout ce monde était déjà informé de l’évolution du projet, du moins de l’essentiel. Ils (tout ce monde) louent l’idée de réfectionner l’école et disent prêts à s’y impliquer. Ils ont tout de même exprimé leur souhait de voir collaborer les expatriés et le comité de jumelage. Selon eux, ce comité et très bien structuré et est bien représentatif des différentes « couches » du village. De ce fait, ils le jugent beaucoup plus apte à gérer ce genre de projet. Je leur ai rappelé le sentiment que partage la majorité des expatriés (ceux qui m’ont contactée par téléphone ou par e-mail depuis la naissance du projet). Ce sentiment est que personne ne souhaite que la gestion du projet soit confiée au comité de jumelage par peur que les fonds ne soient détournés, ou encore que le projet ne soit vêtu d’un manteau politique. Ils disent ne pas « vouloir » gérer les fonds de l’école.
Général Ball que j’ai rencontré à son domicile, a lui aussi salué l’initiative. Il dit cependant ne pas pouvoir superviser les travaux de l’école. Pour sécuriser le projet, il pense qu’il va falloir désigner quelqu’un qui viendra avec les fonds pour superviser les travaux. Il dit aussi pouvoir prendre la responsabilité de garder les fonds au cas où les différentes parties souhaiteraient les lui confier.
De retour en France, je suis repassé par Paris et Mr. Bernard Besse qui avait souhaité me rencontrer est venu me voir. Il est toujours dans le Comité de jumelage de Cesson mais il est également responsable de la commission l’ABSD. Il dit que d’une part il a ses parents (ceux de sa femme Ramatoulaye Deme) et sa maison à Bababé et que d'autre part il peut faire le lien avec Cesson. Au sujet du projet, il a montré sa volonté d'y faire participer l'ABSD. Il a rappelé que le Comité de Cesson, en accord avec les Enseignants, les Parents d'élèves, le Comité de Bababé et la Municipalité, à réalisé récemment la réfection des sols de deux classes du groupe 1 et ammené un point d'eau dans les groupes 1 et 2. Mr. Besse dit avoir parfaitement compris la nécessité d'être très prudent pour éviter les détournements de fonds et de projets. Il dit être d'accord pour que toutes les précautions soient prises et que les circuits de l'argent soient sécurisés. Il dit également qu’on ne pourra bien travailler qu'en confiance et Il y a donc une réelle volonté de coordination et d'action sur notre projet. Reste à bien le définir.
Je n’ai pas reparlé avec Mr. Ba Oumar Moussa pour savoir ce qu’il a pu débloquer depuis notre entretien (avant mon départ pour la Mauritanie). Mais en discutant avec Ibrahima Diallo, j’ai pu constater que la situation en France est entrain d’évoluer. J’ai été informé de la création d’un comité de coordination qui regroupe Mr. Abdarahmane Dem (Abda Sanoum), Mr.Ibrahima Diallo (Abou Gogga), Mr. Bernard Besse et Mr.BA Oumar Moussa. J’ai eu également la certitude que le comité a commencé le travail. Nous serons informés de l’évolution de leurs activités dans un délai raisonnable m’a-t-on dit.
Voilà en gros toutes les informations que j’ai pu recueillir au cours de mon voyage. J’espère qu’elles ne feront pas naître des polémiques et qu’au contraire elles nous aiderons à nous organiser pour atteindre notre objectif commun : une école de Bababé digne.
Fraternellement.
Sall Alhousseynou
Thursday, September 18, 2008
COMPTE RENDU DES 72 HEURES MEDICALES DE BABABE
Chers Compatriotes,
Du 07 au 09 Août dernier se sont déroulées les 72 heures Médicales de Bababé. Sans revenir sur les détails du programme (préalablement diffusé), je vous fais ici un très bref compte rendu de l’essentiel de nos activités au cours de l’événement.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu dans l’après-midi 6 Août 2008, place de la tribune officielle, en présence de plusieurs personnalités du village, des délégations venues de Nouakchott, de Nouadhibou, de Sénégal et d’ailleurs. Une grande partie de la population était aussi présente lors de cette cérémonie. A cette occasion, Mr. Ball Abdoulaye Boubou le Président de Fedde Pinal Sukaabe Looti (FPSL) et son homologue de l’Organisation pour le Développement de Bababé (ODB) Mr. Dem Mamadou, ont rendu hommage aux initiateurs du projet et à tous ceux qui de prés ou de loin ont apporté leurs soutiens à la réalisation l’événement.

Comme convenu, les consultations se sont déroulées dans les locaux de l’école I de Bababé sous la direction de Mr. Sall Abderrahmane Béchir (Représentant du Corps Médical), de Mr. Ball Abdoulaye Boubou (Représentant du FPSL), de Mr. Dem Mamadou (Représentant de l’ODB) et du Dr. Sall Alhousseynou (Représentant des expatriés).

Et en Stomatologie (dentiste), des extractions dentaires, des abcès dentaires et d’autres affections bucco-dentaires. En Pédiatrie, ORL et Ophtalmologie, nous avons manqué d’enregistrer les détails concernant les causes des visites, nous nous en excusons très sincèrement.

Il faut noter également, qu’en dehors de ces consultations, des tests rapides de glycémie (dépistage du diabète) ainsi que des examens de laboratoire (BARR et GE) ont été réalisés sur un nombre important de patients.
- Le HIV/SIDA et autres Maladies Sexuellement Transmissibles , par Dr. Sall Alhousseynou,
- Les Mutilations Génitales Féminines : une pratique à risques, par Mme Ba Fatimata Kassoum,
- Le paludisme par Dr. Ba Kassoum,
- L’hypertension Artérielle par Dr. Sall Alhousseynou,
- Le Diabète par Dr. Ba Alhousseinou,
- Les Hépatites Virales par Dr. Sall Alhousseynou.

Toutes les thématiques étaient préalablement affichées sous forme de posters pour donner au public un avant-goût du programme et mieux préparer l’audience pour d’éventuelles questions. Chaque présentation était ensuite suivie d’une séance de questions venant du public, ce qui a permit de briser certains tabous et d’établir un dialogue « franc » entre les uns et les autres.
- Mr. Sall Abderrahmane Béchir-TSS en ORL Nouakchott
- Dr Ba Alhousseinou- Médecine Générale Service médical de la SNIM NDB
- Dr Ba Kassoum-Médecine Générale CSM Monguel Gorgol
- Dr Sall Alhousseynou - Chercheur Biologiste Moléculaire-Virologiste Canada
- Dr. Ba Aissata (Aissata Abba)-Pédiatre
- Ndiaye Amadou Yero - Biologiste IMRS (Ex CNH)
- Mika Fall-TSS Stomatologie Bababé
- Sow Abdoulaye Adama-TSS Ophtalmologie Centre Hospitalier Régional de Kiffa
- Amadou Abdoulaye Ba – infirmier, Ouro Sogui , Senegal
- Sow Abdoulaye Demba-TSS ORL
- Sall Abdrahmane-TS en biologie Hôpital Régional d’Aleg
- Mme Ba Tall HAWA-TS en biologie Centre Hospitalier de NDB
- Dem A bdoulaye-TS en Radiologie Centre Hospitalier Régional de Kiffa
- Koundoul Ibrahima-TS en Radiologie Hôpital Régional d’Aleg
- Ba Fatimata Kassoum- SFE Centre Hospitalier Régional de Kaedi
- Sall Aissata- SFE CSM de Bababé
- Mme Ba Loti Ba- SFE Nouakchott
- Bintou Athie- SFE Nouakchott
- Houleye Ba- Infirmier Medico-Sociale Bababé.
NB : Ceux qui souhaiteraient avoir plus d’informations, peuvent rentrer en contact avec les organisateurs.
- A nos aînés Pr. Sow Mamadou lemine, Pr Ball Mamadou Diakité, Dr Ba Elimane Ibra.
- Aux Ressortissants de Bababé à l’Etranger (France, Hollande, USA, Sénégal, Canada etc.)
- Au Centre Hospitalier de Nouakchott
- Aux Délègues des Laboratoires (Schering-Plough, Sandoz, TRIDEM, Pfizer, Aventis et Denk)
- Au Service Médical de la SNIM de Nouadhibou
- Au Collectif des Agents de Santé (Médecins, Tss, SFE, IMS etc.)
- A l’Organisation pour le Développement de Bababé (ODB)
- A Fedde Pinal Sukkabe Looti (FPSL)
- Aux Autorités Administratives et Locales de Bababé
- Au Médecin-chef de la Commune de Bababé
- A toute la Jeunesse de Bababé.
Fraternellement
Du 07 au 09 Août dernier se sont déroulées les 72 heures Médicales de Bababé. Sans revenir sur les détails du programme (préalablement diffusé), je vous fais ici un très bref compte rendu de l’essentiel de nos activités au cours de l’événement.
Au cours de ces trois journées (7, 8 et 9 Août), 1711 patients ont bénéficié de consultations gratuites et, sauf quelques rares exceptions, tous les patients consultés ont également reçu des traitements gratuits. Pour les personnes âgées qui ne pouvaient pas se déplacer jusqu'à la place de l’école, une voiture avait été mise à leur disposition pour les amener sur le lieu de consultations.
Il a été constaté que les pathologies des plus courantes au cours des consultations sont l’hypertension artérielle, les osteo- articulaires (maladies rhumatologiques), et les douleurs gastriques en Médecine Générale ; les Algies pelviennes, les dysménorrhées (douleurs des règles) et les troubles du cycle menstruel en ce qui concerne les consultations Gynécologie obstétrique.
Nous avons consacré les après-midis à des campagnes de sensibilisations. Le but de ces campagnes comme je l’avais souligné avant l’événement, était de mieux informer les patients sur leurs pathologies, pour les aider à mieux les gérer. Mais aussi de prévenir certaines maladies qui nous menacent. Ainsi, les thématiques exposées au cours ces journées sont :
- Le HIV/SIDA et autres Maladies Sexuellement Transmissibles , par Dr. Sall Alhousseynou,
- Les Mutilations Génitales Féminines : une pratique à risques, par Mme Ba Fatimata Kassoum,
- Le paludisme par Dr. Ba Kassoum,
- L’hypertension Artérielle par Dr. Sall Alhousseynou,
- Le Diabète par Dr. Ba Alhousseinou,
- Les Hépatites Virales par Dr. Sall Alhousseynou.
Ci dessous la liste des professionnels de santé qui honoré de leur présence les journées :
- Mr. Sall Abderrahmane Béchir-TSS en ORL Nouakchott
- Dr Ba Alhousseinou- Médecine Générale Service médical de la SNIM NDB
- Dr Ba Kassoum-Médecine Générale CSM Monguel Gorgol
- Dr Sall Alhousseynou - Chercheur Biologiste Moléculaire-Virologiste Canada
- Dr. Ba Aissata (Aissata Abba)-Pédiatre
- Ndiaye Amadou Yero - Biologiste IMRS (Ex CNH)
- Mika Fall-TSS Stomatologie Bababé
- Sow Abdoulaye Adama-TSS Ophtalmologie Centre Hospitalier Régional de Kiffa
- Amadou Abdoulaye Ba – infirmier, Ouro Sogui , Senegal
- Sow Abdoulaye Demba-TSS ORL
- Sall Abdrahmane-TS en biologie Hôpital Régional d’Aleg
- Mme Ba Tall HAWA-TS en biologie Centre Hospitalier de NDB
- Dem A bdoulaye-TS en Radiologie Centre Hospitalier Régional de Kiffa
- Koundoul Ibrahima-TS en Radiologie Hôpital Régional d’Aleg
- Ba Fatimata Kassoum- SFE Centre Hospitalier Régional de Kaedi
- Sall Aissata- SFE CSM de Bababé
- Mme Ba Loti Ba- SFE Nouakchott
- Bintou Athie- SFE Nouakchott
- Houleye Ba- Infirmier Medico-Sociale Bababé.
La séance de clôture s’est déroulée dans la cours de l’école et a été principalement marquée par un bref compte rendu des différentes activités (dont le rappel de l’origine de fonds qui ont servi à financer les activités, les dépensés effectuées etc…), la remise des Prix aux 3 lauréats du Jeu – concours Questions-Réponses et en fin la remise des Attestations de Reconnaissance aux participants.
Un grand Merci :
- A nos aînés Pr. Sow Mamadou lemine, Pr Ball Mamadou Diakité, Dr Ba Elimane Ibra.
- Aux Ressortissants de Bababé à l’Etranger (France, Hollande, USA, Sénégal, Canada etc.)
- Au Centre Hospitalier de Nouakchott
- Aux Délègues des Laboratoires (Schering-Plough, Sandoz, TRIDEM, Pfizer, Aventis et Denk)
- Au Service Médical de la SNIM de Nouadhibou
- Au Collectif des Agents de Santé (Médecins, Tss, SFE, IMS etc.)
- A l’Organisation pour le Développement de Bababé (ODB)
- A Fedde Pinal Sukkabe Looti (FPSL)
- Aux Autorités Administratives et Locales de Bababé
- Au Médecin-chef de la Commune de Bababé
- A toute la Jeunesse de Bababé.
Fraternellement
Dr. Sall Alhousseynou
Wednesday, September 17, 2008
MERCI AUX JEUNES CESSONNAIS DE LEKKI HINDEE
J’avoue que les trois visiteurs, du moins Arhur et Jan, les deux mecs du trio, avaient un look très spécial au vue de certains des villageois. On les apercevait de loin avec, leurs tignasses. D’ailleurs ma mère disait que « Ils sont moins beaux que les toubabs que nous avons l’habitude de voir ». Elle les trouvait moins bien coiffés. C’est vrai qu’ils n’avaient pas la même tête que Bernard Besse ou encore les autres de la génération d’avant. Mais cela n’empêchait pas ma gentille maman était toujours très heureuse de les recevoir à la maison. D’ailleurs elle avait retiré ce qu’elle avait dit quand j’ai tout raconté aux invités.
Certains se demanderont ce que ces jeunes étaient venus faire à Bababé. Beh, c’était pour visiter, apprendre une nouvelle culture, vivre quelque chose de différent. Mais ce n’était pas tout. Margaux, Arthur et Jan sont membres de l’association LEKKI HINDEE. Vous savez peut être la signification du nom en Peulh ? J’attends vos réponses à cette question. Je ne saurais vous donner les détails sur les activités de la dite association, mais nos trois amis étaient venus en son nom pour la construction d’un terrain de Basket-ball pour les jeunes du village. Je ne sais plus pour Jan et Arthur, mais je pense que Margaux était déjà venue à Bababé (l’année dernière je pense...). Je trouve que le groupe s’adapte pas mal à la vie villageoise. Ils revenaient souvent épuisés pour avoir participé aux travaux de construction du terrain de Basket. Ce n’était pas une bande de fainéants, car Ils avaient tous des ampoules dans les mains une preuve qu’ils avaient bien pioché. Ma mère pense que leurs mains ne sont pas faites pour creuser...
Lors de nos discussions, j’ai eu à leur parler du projet de réfection de l’école de Bababé. A la veille de mon départ du village, ils m’ont remis 100 dollars USA pour leur contribution au projet. Nous avons diné ensemble à la maison, et malgré que ce n’étais pas du Haako ou du lacciri e kosam, ils avaient l’air de bien apprécié. Surtout que la fourchette d’Adam était bien à portée des mains, il fallait juste bien la laver avant et après usage.
Nous nous sommes dit au revoir avec un immense regret de nous séparer, mais avec une promesse de nous revoir.
Au revoir Margaux, Arthur, Jan et David.
Alhousseynou SAll
iCAPTURE Centre
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